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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 19:08

De nos jours, le terme chicorée est surtout associé au substitut de café. On oublie qu’il désigne diverses formes de salades plus ou moins amères que nous consommons régulièrement.

On distingue deux grandes familles : les chicorées endives ou Cichorium endivia, qui comprennent la scarole et la frisée, et les chicorées sauvages ou Cichorium intybus dont font étonnamment partie l’endive ainsi que la barbe-de-capucin, les chicorées italiennes et la variété qui sert à fabriquer la boisson.

Elles étaient déjà utilisées dans l’Antiquité pour leurs propriétés médicinales. Ainsi, Romains et Grecs leur attribuaient des vertus digestives et s’en servaient contre l’insuffisance hépatique, la jaunisse et l’herpès. On utilisait alors des préparations traditionnelles de chicorées comme tonique amer ou en guise de cure printanière de purification de l’organisme. Depuis ces temps anciens, de nombreuses variétés ont vu le jour en fonction des conditions climatiques et du contexte de culture.

Propriétés digestives et hépatiques

C’est principalement pour leurs propriétés digestives et diurétiques qu’on utilise les chicorées. On trouve dans leurs feuilles, et surtout dans leurs racines, de l’inuline. Il s’agit d’un glucide qui stimule les sécrétions gastriques, notamment la production de bile. L’inuline aurait un effet prébiotique qui favorise le développement de la flore intestinale bénéfique, prévenant ainsi certains troubles gastriques tout en favorisant la bonne santé de l’intestin. La consommation de chicorée jouerait même un rôle positif dans la prévention du cancer du côlon, et des essais cliniques ont prouvé que les propriétés laxatives de l’inuline permettaient d’atténuer les constipations et d’améliorer l’absorption du calcium.

De plus, selon une étude du professeur Beylot de la faculté de Lyon, elle permettrait de réduire le cholestérol de 9 % et les triglycérides de 14 %.

Les chicorées sont également considérées comme des plantes nettoyantes qui, à des doses raisonnables, contribuent à purifier le foie.

Un aliment précieux et peu calorique

Il est assez commun de penser qu’il faut accumuler des réserves caloriques en hiver pour mieux lutter contre les conditions climatiques hostiles. Cependant l’organisme a toujours besoin d’être drainé. Ainsi les chicorées s’avèrent être une catégorie d’aliments dont la teneur en eau et en fibres est importante (95 % d’eau pour les endives et les variétés italiennes). En outre, pour ceux qui surveillent leur prise de poids, elles ont l’avantage d’avoir un apport calorique et énergétique faible : 100 grammes d’endives fournissent 15 kilocalories, soit 63 kilojoules. Mais leur intérêt réside surtout dans les différentes vitamines, minéraux et oligo-éléments qu’elles contiennent.

Certains sont présents au sein des deux espèces : le potassium occupe ainsi la plus grande place (205 mg pour 100 g d’endive). Sa présence importante associée à une faible teneur en sodium leur confère des propriétés diurétiques. D’autres minéraux, comme le phosphore, le calcium et le magnésium, fournissent à ceux qui en consomment un capital qui contribuera notamment à l’entretien de leur os et de leur dentition. Mais ce n’est pas là leur seule particularité. Ces minéraux interviennent également dans la production d’énergie de notre métabolisme, la transmission des influx nerveux, ainsi que la contraction musculaire. On comprend donc pourquoi on a utilisé les chicorées comme toniques au cours de l’histoire.

De plus, nos besoins en vitamines sont très variés et la consommation de ces salades permet de les combler à maints égards : on y trouve notamment les vitamines du groupe B, qui participent entre autres à une bonne croissance et à la fabrication des globules rouges. Les chicorées sauvages contiennent une quantité notable de folate (vitamine B9) qui sert à la fabrication de l’ADN et au fonctionnement du système immunitaire. Les salades frisées et scaroles ont une bonne teneur en vitamine K qui intervient dans la fabrication des protéines et améliore la coagulation.

Un anti-âge efficace

De nos jours, la préservation du capital jeunesse est un souhait partagé par tous. En consommant des chicorées sauvages comme la barbe-de-capucin, on ingère des oligo-éléments et des vitamines antioxydantes qui protègent nos cellules du vieillissement en contrant l’effet des radicaux libres. Ils participent ainsi à la prévention de certains cancers et des maladies cardio-vasculaires.

Les chicorées contiennent du cuivre, du manganèse et du sélénium dont l’association à la vitamine E se révèle très efficace. En outre, le cuivre intervient dans la synthèse de l’oxygène au sein des globules rouges et l’entretien des fibres nerveuses, tandis que le manganèse est capital dans le bon fonctionnement du cerveau.

En outre, la couleur des légumes atteste de leur teneur en antioxydants. Ainsi les chicorées italiennes (de couleur rouge) sont encore plus riches que les autres en composés et acides phénoliques comme les flavonoïdes notamment, qui sont également des substances antioxydantes, tout comme les vitamines C et A, très présentes dans ces mêmes variétés. Ces vitamines participent aussi au développement osseux, au maintien de la peau et à la protection contre les infections.

Au vu de leur diversité d’aspect et de saveur plus ou moins marquée, les chicorées conviennent à tous les appétits. Ainsi on trouvera un intérêt culinaire et médical à consommer cette famille de légumes dont les propriétés raviront le corps et les papilles.

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 20:02
« Les graines germées constituent les seuls aliments qu’on peut à proprement parler qualifier de vivants, car les plantes sont en pleine croissance au moment où nous les consommons », explique Claudine Richard, naturopathe spécialisée dans l’alimentation vivante. Au cours de la germination, les graines développent d’abord un germe, petite tige qui émerge des semences sorties de leur dormance au contact de l’eau ; puis elles deviennent de jeunes pousses, plus longues et déployant deux petites feuilles issues de la transformation de la graine et de leur enrichissement en chlorophylle.
Certaines graines ne se consomment qu’au stade de germe, à l’instar du sésame ou du pois chiche, qui deviennent moins savoureux après deux ou trois jours de germination. D’autres n’ont d’intérêt nutritionnel et culinaire que sous la forme de jeunes pousses, par exemple la luzerne, aussi appelée alfalfa, le brocoli et la plupart des légumes et plantes aromatiques (fenouil, radis, poireaux, etc.).
L’avoine, le blé, le fenugrec ou le riz peuvent quant à eux être consommés des deux manières. « Les jeunes pousses, fragiles, seront ajoutées aux plats en l’état, tandis que les graines tout juste germées pourront être transformées pour obtenir des pains, des houmous, ou des pâtés végétaux », conseille la naturopathe.
Mode d’emploi : micro-jardinage
La germination est une technique très simple si l’on respecte quelques règles. La première est le trempage des graines dans de l’eau filtrée après les avoir rincées. La durée de trempage est spécifique à chaque espèce, de 3 à 4 heures pour l’alfalfa, de 4 à 5 pour le brocoli et de 6 à 12 pour les lentilles. Les graines sont ensuite égouttées et disposées dans une passoire ou dans un germoir basique du commerce. Il faut les rincer deux fois par jour afin d’éliminer les moisissures ainsi que les enzymes inhibitrices de croissance. La durée de germination pour une consommation optimale est variable, de 3 à 4 jours pour l’alfalfa, 4 à 5 pour le brocoli, 1 à 3 pour les lentilles. On peut les conserver quelques jours au réfrigérateur, après les avoir bien séchées.
Des fabriques de vitamines naturelles
Ces graines sorties de leur dormance représentent une source exceptionnelle de micronutriments. Car la germination correspond à une série de transformations biochimiques de la semence, au premier chef la synthèse de nombreuses vitamines. On raconte que les marins luttaient contre le scorbut grâce à l’ail germé ! Après seulement quelques jours de germination, une céréale, une légumineuse, une oléagineuse ou une plante aromatique rivalise en vitamine C avec l’orange, le cassis et l’argousier. Alors que le grain sec ne présente généralement que des traces infimes de vitamines, les graines germées sont capables d’en réciter presque tout l’alphabet, A, B, C, E, et à des teneurs remarquables au regard de leur légèreté calorique. Pour la vitamine C, préférez les lentilles, le chou rouge, le brocoli, l’alfalfa, ou le cresson. Pour les vitamines B, le blé, l’épinard, le riz et les lentilles.
Digestion allégée
Les semences en train de germer puisent dans leurs réserves de nutriments pour se développer. Pour cela, elles stimulent des enzymes telles que l’amylase qui transforme l’amidon en sucres simples. De la même manière, les lipides sont convertis en acides gras, et les protéines en acides aminés. Lorsque nous les ingérons, les graines sont ainsi rendues plus digestes, grâce à cette « prédigestion » des nutriments ainsi qu’à la présence de ces enzymes qui secondent nos propres enzymes. Par ailleurs, les minéraux et les oligo-éléments contenus dans les semences sont mieux assimilables par l’organisme lorsque celles-ci sont sorties de leur dormance. Germés, le fenugrec, les lentilles, le cresson, les épinards ou le fenouil représentent une bonne source de fer. Le blé, les lentilles, le lin et les épinards apportent du magnésium après germination. Pour le calcium, on choisira notamment les lentilles corail, les haricots azuki et le cresson. Les blés, le brocoli, la carotte et le chou sont particulièrement riches en phosphore, potassium et cuivre.
« La nature est bien faite car les graines les plus faciles à faire germer sont les plus intéressantes », constate Claudine Richard, et de citer notamment le radis, le brocoli, et le blé. Ce dernier, après germination, présente effectivement une valeur nutritive très complète et de fortes propriétés antioxydantes ; après broyage, il peut être utilisé pour la fabrication du fameux pain essène. Quant aux pousses de brocoli, elles ont fait l’objet de nombreuses recherches. Ainsi, il a été montré que la graine germée pouvait contenir jusqu’à cent fois plus de sulforaphane que la plante adulte. Or cette substance est à l’origine de la bonne réputation du brocoli dans la prévention du cancer.
De petites alliées contre les maladies
Des recherches menées sur diverses graines germées, sarrasin, alfalfa, chou rouge ou radis, ont établi des effets protecteurs contre l’inflammation, le cancer et les maladies cardiovasculaires. Elles représentent d’excellentes sources de substances antioxydantes diverses. Globalement, les graines germées peuvent être considérées comme des alliées contre les maladies, et l’on suivra donc le conseil de Claudine Richard, à savoir « varier les graines germées, de la même manière qu’on varie son alimentation ». Pour les personnes en convalescence, les sportifs, les enfants, les femmes enceintes, et tous ceux qui veulent être en bonne forme, notamment en hiver, la germination est un moyen naturel de fabriquer soi-même ses vitamines. Sans compter que les graines germées procurent un véritable plaisir des yeux, faciles à incorporer à tous les plats pour leur saveur et leur équilibre.
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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 18:11

Lorsqu'il fait froid notre organisme met en route une série de mécanismes pour augmenter notre chaleur corporelle et maintenir nos organes vitaux à l'abri du danger. Augmenter la chaleur c'est produire de l'énergie. L'ensemble de ces opérations s'appellent la thermogenèse. C'est par exemple ce qui se produit quand vous grelottez à cause du froid : ces micro-mouvements musculaires produisent de la chaleur.

En dehors de plusieurs couches de vêtements, de gants et d'un couvre-chef, une bonne alimentation peut permettre d'augmenter la thermogenèse ; certains aliments y parviennent même très bien. Ces aliments qui augmentent la thermogenèse vous permettront d'avoir moins froid mais aussi d'être moins fatigué et de moins grossir pendant l'hiver. En effet, la thermogenèse est la plus efficace lorsqu'elle active l'utilisation des graisses pour fournir de l'énergie.

Le thé contient des substances de la famille des polyphénols, dont les catéchines, qui semblent pouvoir augmenter la dépense d'énergie comme la caféine

Vous avez des vapeurs après avoir mangé un plat pimenté ? Eh bien oui, ce n'est pas qu'une impression. Le piment modifie l'activité du système nerveux autonome et active la thermogenèse via la capsaïcine, son ingrédient actif. Comme le café il peut vous réchauffer en facilitant la perte de poids. L'effet est proportionnel à la dose mais si vous n'êtes pas habitué, augmentez votre consommation progressivement. Vous risqueriez un léger malaise gastrique. Prudence chez les personnes qui souffrent de maladie auto-immune car le piment facilite la perméabilité intestinale, donc ouvre la voie à la présence d'antigènes dans le sang, qui pourraient exacerber des réactions auto-immunes.

Le gingembre contient du gingerol et le poivre noir de la pipérine. Ces deux ingrédients font partie de la même famille que la capsaïcine du piment même s'ils sont beaucoup moins puissants. Ils restent efficaces pour lutter contre le froid.

Les protéines sont les macronutriments qui ont l'effet thermique le plus élevé comparativement aux glucides ou aux lipides. Ne les négligez donc pas en hiver. Les protéines animales se trouvent dans les viandes, poissons, laitages et oeufs, les protéines végétales dans les légumes à feuilles, les légumineuses accompagnées de céréales et les oléagineux secs.

Les acides gras oméga-3 sont une famille de graisses polyinsaturées. Les oméga-3 dits "à longue chaîne" se retrouvent dans les poissons gras. Quelle est la caractéristiques de tous ces poissons riches en oméga-3 ? Ils nagent en eaux froides. En effet, les oméga-3 ont la particularité d'être très rapidement mobilisables par l'organisme en cas de besoin pour fournir de l'énergie. Ainsi, un bon stock corporel d'oméga-3 permet ainsi de mieux se protéger du froid. Pour cela, vous pouvez consommer du poisson gras deux à trois fois par semaine, voire des capsules d'huile de poisson.

A l'inverse des oméga-3, les graisses saturées sont préférentiellement stockées plutôt qu'utilisées pour fournir de l'énergie. Il faudrait donc plutôt les réduire (viandes grasses, fromages, etc. Cependant, il existe un autre type de graisses saturées peu courantes dans l'alimentation qui sont elles capables de fournir de l'énergie très rapidement. Il s'agit des triglycérides à chaînes moyenne qui se trouvent en grande quantité dans l'huile vierge de noix de coco (que l'on se procure facilement en magasin biologique). Une étude a montré que la consommation de 5 à 10 g de cette huile aux trois repas principaux augmentait la thermogenèse de 5% .

Vous êtes constamment fatiguée ? Vous avez toujours froid ? Si le phénomène perdure, vous devez consulter un médecin car ces symptômes peuvent signaler un trouble ou une maladie. En revanche, si vous suivez un régime amincissant drastique, la fatigue et le froid sont des symptômes normaux. Néanmoins ils vous fragilisent face aux affections hivernales : relâchez un peu vos efforts ou choisissez un régime plus souple.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 16:45

  • Chaque Français n’en consomme que 5 kg par an, loin derrière les champions du monde scandinaves (plus de 13 kg par personne et par an), mais devant les Japonais qui ne jurent que par le thé.
  • Comme Janus, le café est capable du meilleur comme du pire, et ce n’est pas forcément une question de dose.

 

Le café est déconseillé aux stressés

Deux à trois tasses de café par jour font l’effet d’un événement stressant : dans l’heure ou les deux heures, les hormones du stress (adrénaline, noradrénaline et cortisol) montent, la fatigue diminue et la pression artérielle s’élève (de 7 à 10 mm de mercure) et reste élevée plusieurs heures (heureusement, la pression artérielle ne reste pas durablement élevée et les hypertendus peuvent boire du café).

 

Le café rend vigilant

Et vérifié comme on pouvait s’y attendre par les scientifiques de l’armée américaine. Ils ont depuis 20 ans multiplié les études sur des soldats privés ou non de sommeil. Conclusion : dans les deux cas, la vigilance est meilleure après une dose de caféine, qu’il s’agisse de surveiller une station radar, retenir une information ou tirer sur une cible. Dernière étude en date : des soldats privés de sommeil pendant 72 heures réagissaient mieux et plus vite aux exercices de tir après avoir avalé 200 à 300 mg de caféine. La caféine agit en franchissant la barrière hémo-méningée et en activant des récepteurs à l’adénosine. L’armée US a fourni à ses troupes en Irak un chewing gum qui délivre une dose de 200 mg de caféine. Pour un effet optimal, les soldats de mission de nuit ont pour ordre de le mâcher à 3 h 00, 5 h 00 et 7 h 00 du matin.

Tharion WJ : Caffeine effects on marksmanship during high-stress military training with 72 hour sleep deprivation. Aviat Space Environ Med. 2003, 74(4):309-314

 

Le café diminue la fertilité chez la femme

Au contraire, les femmes qui désirent un enfant (c’est également le cas pour les femmes qui allaitent) devraient réduire leur consommation de café, au même titre que l’alcool ou le tabac. Plusieurs études en apportent la démonstration, la plus récente étant britannique : selon ses auteurs, la fertilité diminue lorsqu’une femme boit plus de six tasses par jour. Ces femmes attendent beaucoup plus que les autres avant de tomber enceinte. Chez la future maman, la caféine à dose élevée pourrait augmenter les risques de fausse-couche, même si aucune explication biologique du phénomène n’est proposée. La plupart des chercheurs conseillent aux futures mamans de ne pas prendre plus de 250 mg de caféine par jour, soit l’équivalent de deux tasses et demi.

Hassan MA : Negative lifestyle is associated with a significant reduction in fecundity. Fertil Steril. 2004, 81(2):384-392

 

Le café diminue le risque de diabète

La plupart des études sur les facteurs de risque du diabète de type II convergent : le café protège. Ainsi, de 1982 à 1992 plus de 14 000 Finlandais hommes et femmes, ont été suivis. Résultat : les buveurs réguliers de café sont moins touchés par le diabète de type II que les autres. Deux inconnues subsistent. D’abord, la quantité de café qu’il faut boire pour prévenir cette maladie, les doses « efficaces » allant de trois tasses à plus de cinq par jour. Dans tous les cas, seuls sont concernés les gros buveurs de café, les vrais amateurs de petit noir. Autre inconnue, de taille, le mode d’action : la caféine réduirait l’intolérance au glucose par des mécanismes physiologiques qui demeurent mystérieux.

Tuomilehto J : Coffee consumption and risk of type 2 diabetes mellitus among middle-aged Finnish men and women. JAMA. 2004, 291(10):1213-129.

 

Le café rend les os moins solides

Le café pourrait être responsable d’une fuite de calcium et d’une diminution de la densité osseuse qui expose au risque d’ostéoporose. Pour une étude américaine, 96 femmes âgées de 71 ans ont été suivies. Dans le groupe des femmes qui consomment plus de 300 mg de caféine (soit environ trois tasses) la perte osseuse était plus importante trois ans plus tard que chez celles qui consomment plus de 300 mg de caféine. Seraient particulièrement menacées les femmes qui portent une mutation sur un gène qui code pour un récepteur à la vitamine D.

Hata M : Osteoporosis as a lifestyle-related disease. Nippon Rinsho. 2003, 61(2):305-313

 

Teneur en caféine d’une tasse de café :

Selon le mode de préparation

  • Café filtre : 60 -180 mg

  • Expresso : 40 -110 mg

  • Café soluble : 40 -110 mg

Selon le type de café ( pour 150 ml de café filtre)

  • Robusta : 100 - 250 mg

  • Arabica : 50 - 120 mg

  • Décaféiné : 1 - 6 mg

Source : Sante et café news

 

 

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 18:17

Le meilleur antidépresseur est celui que l’organisme fabrique lui-même. De récentes études indiquent qu’un extrait de betterave concentré, la bétaïne peut relancer la production naturelle par l’organisme des hormones du bien-être, de la stimulation et de la décontraction. En plus d’aider le corps à reprendre le dessus durant des phases dépressives, la bétaïne va aider le foie à accomplir sa fonction détoxifiante.

C’est la recherche scientifique appliquée à la physiologie des enfants autistes qui s’est penchée, il y a une dizaine d’années, sur les vertus de la bétaïne. Des scientifiques du groupe de recherche Down autism now, ont publié des études montrant que la bétaïne, un acide aminé naturellement présent dans certains légumes dont la betterave, était un anti-dépresseur de premier ordre.

Bien meilleur que les anti-dépresseurs tricycliques utilisés dans la prise en charge médicamenteuse de l’hyperactivité et du déficit d’attention des enfants autistes car, tout comme pour les consommateurs réguliers, les effets secondaires sont catastrophiques et en limitent l’utilisation

.La bétaïne remplace maintenant de plus en plus les anti-dépresseurs classiques dans les traitements cliniques des dépressions et des troubles du comportement.

En effet, la bétaïne est un précurseur naturel de SAMe. L’organisme ne peut pas se passer de cette substance qu’il sécrète lui-même et qui disparaît avec l’âge ou faiblit en cas de maladies lourdes (cancer, maladies cardio-vasculaires) ou de dépression.

Le SAMe est directement lié à la production de certaines hormones, et notamment de noradrénaline, qui est un stimulant naturel de dopamine, responsable du sentiment de bien-être et enfin de sérotonine qui est un calmant naturel permettant d’améliorer les fonctions émotives et de prendre de la distance avec les événements. La stabilisation de l’humeur, chez les dépressifs, espace d’une part les phases d’effrondement et d’autre part, neutralise les à-coups d’humeur (passages des rires aux larmes).


La bétaïne stimule donc la production naturelle du SAMe pour que l’organisme se remette en marche de lui-même et remonte le niveau des hormones du bien-être et de la décontraction. La solution de stimulation naturelle est efficace dans plus de 70 % des cas de dépressions.

Soulage le foie

La production naturelle de SAMe par l’organisme va également permettre de relancer la production de glutathion qui joue un rôle central dans le processus de détoxification hépatique. Un rapport récent commandé par le ministère de la Santé américaine a analysé plus de 40 études concernant les maladies du foie. Ce rapport conclut que le SAMe a un effet hépathoprotecteur confirmé et qu’il est recommandé en complémentation pour les sujets alcooliques. La bétaïne favorise la méthylation, un processus normal qui fabrique de nouvelles cellules, crée des antioxydants et décompose les produits chimiques nocifs.

Des artères en forme

C’est toujours dans le cadre de la recherche sur l’autisme que les chercheurs se sont rendus compte que la bétaïne faisait chuter le taux d’homocystéine. Cet autre acide aminé est anormalement élevé chez 80 % des enfants autistes. L’apport de bétaïne permet d’améliorer la capacité des enfants à se concentrer ainsi qu’à fixer leur attention visuelle. 
Durant les études, les chercheurs se sont également rendus compte qu’un fort taux d'homocystéine dans le sang a un lien direct avec les maladies cardio-vasculaires athérosclérotiques qui bloquent les artères du cœur, du cerveau et les membres inférieurs et avec la thrombose veineuse. L'homocystéine endommage la paroi intérieure des artères, ce qui pourrait affecter la coagulation du sang et favoriser l’apparition de caillots.

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 18:19

Les aliments et les boissons que nous ingurgitons agissent sur nos facultés psychiques. Nous sommes ce que nous mangeons et buvons, physiquement, mentalement et spirituellement.

Notre alimentation quotidienne ne sert pas uniquement à nourrir nos cellules à des fins calorifiques ou énergétiques.

Certains aliments peuvent agir comme antidépresseur, d’autres comme stimulant à la création, d’autres comme euphorisant ou inhibiteur sexuel. Après ingestion, nous nous sentons plus fatigués, plus excités ou plus enclins à la joute verbale, aux échanges amoureux, à l’introspection ou encore à la méditation

 

Les acides aminés qui régulent les émotions

Notre système nerveux est constitué de neurones qui transmettent des excitations et des stimuli par l’intermédiaire de neurotransmetteurs chimiques véhiculant nos émotions, nos pensées, nos sentiments et responsables de notre comportement. Ces neuromédiateurs sont synthétisés à partir de précurseurs qui ne sont autres que nos aliments. Et plus précisément à partir des acides aminés.

Ainsi, le tryptophane, un acide aminé essentiel ne pouvant être synthétisé par l’organisme et que l’on trouve dans le lait, les bananes, la dinde, les œufs, les dattes, est le précurseur de la sérotonine. Indispensable à la relaxation, la sérotonine devient, si son taux est trop faible, responsable de confusion mentale : agressivité, colère, nervosité, phobies, dépendance aux drogues douces telles l’alcool et le tabac. À l’inverse, lorsqu’on est heureux, le taux de sérotonine remonte.

La phénylalanine, que l’on trouve dans les viandes, les fromages, le blanc d’œufs, le soja, les pois chiches, est un acide aminé à part puisqu’elle se transforme en tyrosine, le précurseur de la dopamine (qui dope la libido) et de la noradrénaline, deux neurotransmetteurs qui stimulent le cerveau.

La glutamine, acide aminé présent dans le son, le blé, les amandes et les noisettes, est le précurseur de deux neuromédiateurs qui diminuent l’anxiété.

L’histidine, que l’on trouve dans les laitages et les viandes, les céréales complètes, les laits végétaux et les œufs, est le précurseur de l’histamine, un transmetteur nerveux qui joue un rôle de régulation des émotions et du comportement. Il a un effet relaxant du cerveau, favorise l’orgasme chez la femme et augmente les sensations pendant l’acte sexuel…

Enfin, la méthionine, que l’on trouve dans l’ail et l’oignon, est indispensable au fonctionnement de tous les autres neurotransmetteurs.

 

      Les vitamines qui dopent le mental

  • Les vitamines du groupe B sont incontestablement les vitamines du système nerveux. Ainsi, la vitamine B1 (germe de blé, riz, avoine, amande, noix, noisette, pomme de terre, céréales complètes, flocons d’avoine, œuf, poisson, volaille) a un effet sur la dépression et la fatigue.

  • La vitamine B3 (volaille, thon, espadon, flétan, noix, amande, œuf, germe de blé, légumes verts, fruits frais, fruits secs) a un effet important sur l’humeur.

  • La vitamine B5 (gelée royale, œuf, céréales complète, légumes, germe de blé, champignons, lentilles, produits laitiers) a une action antistress.

  • La vitamine B6 (poisson gras, céréales complètes, germes de blé, légumes, bananes, produits laitiers) aide à la transformation du tryptophane en vitamine B3. Elle a une action antistress et antidépressive et régule les émotions.

  • La vitamine B9 (laitue, brocoli, épinard, fenouil, fruits frais, céréales complètes, germes de blé, œuf) favorise l’équilibre émotionnel.

  • La vitamine B12 (crustacés, poisson, jaune d’œuf, viande, produits laitiers) combat les états de stress, la mauvaise humeur chronique et le comportement agressif.

  • Enfin, la vitamine C (agrumes, fruits rouges, persil, papaye, kiwi, goyave, brocoli, pomme) diminue les symptômes de la fatigue, l’anxiété, la dépression.

  • Le magnésium (amandes, noisette, noix, figue, poisson, fruits de mer, légumineuses, brocoli, légumes verts, céréales complètes, chocolat, eaux minérales type Hépar, Badoit, Contrex) a un effet contre le stress, la déprime, l’anxiété, l’insomnie.

  • Le lithium (betterave, carotte, chou, laitue, tomate, œuf, céréales complètes, légumes verts, pomme de terre, poisson) est fondamental dans la régulation du système nerveux et du psychisme. Il aide l’anxieux, le déprimé, le surexcité, l’insomniaque.
     

  • Le fer (lentilles, persil, jaune d’œuf, coquillages, cacao, céréales complètes, haricot blanc, épinard, huître, asperge, chou) a un effet sur la fatigue.

  • L’iode (oignon, radis, navet, légumes verts, sel marin, fruits de mer, ananas, poisson, ail, cresson, algue) régule la thyroïde, le siège symbolique de l’émotion, favorise la confiance en soi, prévient l’aliénation mentale et la dépression nerveuse. C’est l’oligo-élément des échanges amoureux, il augmente les sécrétions thyroïdiennes qui aiguisent la libido.
     

  • Le sélénium enfin (noix du Brésil, céréales complètes, poisson, fruits de mer) est un antidote à la déprime et aux états dépressifs.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 16:26

Minéraux et vitamines indispensables

L’arthrose est une maladie des articulations, et plus précisément du cartilage. Elle perturbe donc le métabolisme de l’os. Tout ce qui peut renforcer ce dernier est donc le bienvenu. C’est pourquoi le calcium est indispensable quand on a de l’arthrose. De plus, associé à la vitamine C, ce minéral réduit les douleurs de l’arthrose du genou et de la hanche après seulement deux semaines de supplémentation . Pour consommer suffisamment de calcium il n’est pas nécessaire de se tourner systématiquement vers le lait et les produits laitiers, riches en mauvaises graisses. Certes, on peut manger des yaourts et certains fromages de chèvre ou de brebis. Mais les sardines avec leurs arêtes, les amandes, les raisins sec, les légumes crucifères (chou de Bruxelles, brocoli, chou frisé, chou chinois, etc.) et certaines eaux minérales s’avèrent être également d’excellentes sources de calcium. Ces aliments apportent aussi beaucoup d’autres nutriments intéressants, au contraire du lait. Pour mémoire, 100 g de chou chinois contiennent autant de calcium qu’un verre de lait ! Les antioxydants en plus.

Aux côtés du calcium et de la vitamine C, il est bon de fournir suffisamment de potassium à votre organisme. Présent en grande quantité dans les fruits et légumes, ce minéral permet de limiter les fuites de calcium osseux, en neutralisant les effets d’une alimentation à tendance acide.

Les vitamines D et K elles, améliorent l’absorption et la rétention du calcium.

Légumes et fruits contre arthrose

Légumes et fruits vous apporteront les minéraux et vitamines indispensables pour une bonne santé osseuse. Mais ils apportent bien plus : des antioxydants. Ces substances neutralisent des particules responsables du vieillissement, les radicaux libres.


Or, on sait que lorsque les articulations sont douloureuses, le nombre de radicaux libres augmente. Pour les neutraliser, il faut beaucoup d’antioxydants (vitamines C, E, caroténoïdes, polyphénols). Vous trouverez ces derniers principalement dans les fruits et légumes, les légumineuses et dans les noix et les graines. Côté fruits, privilégiez les baies et fruits rouges (myrtilles, fraises, framboises, mûres, groseille, cerise), les agrumes, les prunes, les kiwis, l’ananas et les dattes, très riches en antioxydants. Chez les légumes, la palme revient encore une fois aux crucifères (chou-fleur, chou rouge et blanc, chou de Bruxelles, chou frisé, brocoli, chou-rave, chou romanesco, radis noir, navet, rutabaga, raifort, etc.), riches en vitamines C et K et en nombreux antioxydants. Vous pouvez faire une cure de chou en mangeant chaque jour 400 g de chou, moitié cru, moitié cuit. Un grand verre de jus de chou rouge tous les jours garantit également une protection efficace contre les douleurs rhumatismales. Poivrons, artichaut, céleri, épinards, ail et tomate représentent aussi d’excellentes sources d’antioxydants.

Vos articulations souffrent du surpoids, en particulier les hanches et les genoux. Ainsi, chaque kilo en trop surcharge votre hanche de 5 kilos, ce qui accélère la destruction du cartilage et occasionne des douleurs pendant la marche. Si vous êtes en surpoids, on ne saurait que trop vous conseiller de perdre les kilos superflus. Par exemple, en mangeant moins d’aliments farineux et sucrés (pain, céréales du petit déjeuner, pommes de terre, friandises) au profit des légumes, des fruits et des protéines végétales (soja, quinoa, légumineuses). N’oubliez pas de boire 1,5 L d’eau en dehors des repas.

Bonnes graisses contre inflammation

Si certaines graisses sont directement responsables de l’inflammation , d’autres, au contraire, permettent de lutter contre. L’objectif : rétablir un équilibre correct entre les oméga-6 et les omega3. Pour cela, adoptez l’huile d’olive pour la cuisson et l’huile de colza 
(celle issue de l’agriculture biologique possède un bon goût de noisette et une belle couleur jaune d’or) pour l’assaisonnement. Limitez les graisses saturées (beurre, produits laitiers, viande grasse) et mangez des poissons gras riches en oméga-3 (sardines, thon, saumon, maquereau) deux à trois fois par semaine et des noix ou des graines de lin tous les jours. En revanche, bannissez définitivement de votre cuisine les huiles de tournesol, de maïs et de pépins de raisin.


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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 15:07

 

Passée la quarantaine, les hommes comme les femmes un peu plus tard, sont soumis à des désordres hormonaux qui, parfois, altèrent leur humeur et, progressivement, leur santé. Chez les hommes, le risque de complications (insomnies, perte du désir, prostatisme) est aggravé, depuis peu, par la présence de nombreux xéno-oestrogènes introduits dans l’alimentation industrielle par le biais des pesticides. Pour éviter de sombrer dans l’andropause, l’adoption d’un régime alimentaire spécifique et peu contraignant vous permettra de mettre tranquillement le cap vers le bel âge, sans risquer la cale sèche.

Désormais le doute n’est plus permis : notre environnement industrialisé producteur de xéno-œstrogènes (œstrogènes extérieurs à notre corps), issus de la pollution est en grande partie responsable des affections de la prostate, des pathologies de la reproduction et de la sexualité qui touchent de plus en plus fréquemment les hommes à partir de la quarantaine. Parallèlement, des études récentes ont mis en évidence les dangers des traitements hormonaux substitutifs. Et montré la relative inefficacité des progestatifs de synthèse qui ont révélé leurs limites. Sans parler de leurs effets secondaires en particulier sur le volume de l’éjaculation et les dysfonctionnements érectiles. Et si la solution se trouvait dans la progestérone naturelle bio-compatible ? Et s’il suffisait de se tourner vers le règne végétal pour soulager, voire guérir, les symptômes de l’andropause avec leur chapelet de contrariétés physiques et de troubles tels les insomnies liées aux levées nocturnes et à l’HBP (hypertrophie bénigne de la prostate) ?

La tomate cuite : l’allié numéro un de l’andropause

Les végétaux de couleur rouge tels la tomate, la pastèque, le pamplemousse rose, la papaye ou la goyave renferment un pigment de la famille des terpènes : le lycopène. Ce caroténoïde que notre organisme est incapable de fabriquer aurait des vertus sur la prévention de certains cancers et en particulier celui de la prostate et inhiberait la croissance des cellules cancéreuses. La très sérieuse revue scientifique « J. Natl Cancer Inst » rapporte qu’après trois semaines de prise de
30 mg de lycopène (soit environ 200 ml de sauce ou de jus de tomate), on a observé chez des hommes atteints de cancer de la prostate une nette diminution de la grosseur et de la virulence de leur tumeur. Une autre étude a mis en évidence que la prise de 50 mg de lycopène élevait les niveaux d’une protéine, la connexine 43, qui inhibe la croissance des cellules cancéreuses en les forçant à se différencier et à mourir. Notons toutefois que le lycopène ne serait assimilable par l’organisme que lorsque le végétal, surtout la tomate, est cuit et accompagné d’un filet d’huile qui en optimise l’absorption.

Les graines de courge : anti-inflammatoires de la prostate

Les graines de cucurbitacées et en particulier celles de la courge donnent une huile très prisée par les phytothérapeutes pour ses propriétés anti-inflammatoires spécifiques de la prostate. Ces graines présentent en outre une forte teneur en phytostérols, qui vont entrer en compétition avec les androgènes au niveau des récepteurs empêchant ainsi leur action sur les cellules. On peut les utiliser telles quelles, concassées ou moulues. Grillées à sec – elles sont déjà assez grasses – dans une poêle, elles peuvent être incorporées dans une salade verte, avec des raisins secs et des herbes fraîches. On peut les glisser dans une pâte à pain, les parsemer sur une tarte salée, du riz.

L’avoine pour la libido

L’avoine est un stimulant général, surtout utilisé pour son impact sur la qualité de l’érection. Son action consisterait à libérer la testostérone qui, avec l’âge, aurait tendance à rester prisonnière dans les liaisons protéiques, ce qui la rend du coup moins disponible.

L’échalote réduit le risque de cancer

Parfumez et aromatisez votre cuisine sans modération avec de l’ail, de l’oignon, de l’échalote, mais aussi de la ciboulette et du poireau. En effet, selon une étude publiée en 2003, l’allicine contenue dans ces aromates aurait la capacité de diminuer le risque de cancer de la prostate. L’échalote aurait même en ce domaine précis une action protectrice supérieure à celle de l’ail…

La framboise inhibe les céllules cancéreuses

Les framboises, les fraises, les mûres, le cassis, les grenades, les noix et les noisettes contiennent un précieux acide phénolique, l’acide ellagique doté d’un fort potentiel anti-cancérogène. Mais c’est uniquement dans les framboises que l’on a pu démontrer la biodisponibilité de ce polyphénol. L’acide ellagique permet l’inhibition de la croissance des cellules cancéreuses prostatiques et provoquerait même l’apoptose (mort naturelle programmée) de ces cellules. Une étude citée dans le journal « Food chem. Toxicol » révèle que ce polyphénol diminuerait l’incidence des tumeurs en agissant sur la phase d’initialisation de la carcinogenèse.

Blé, soja, tournesol, maïs : les graines de l’hyperplasie

Les germes de blé ou de soja, les huiles végétales comestibles, telles que l’huile de graines de tournesol ou de maïs contiennent un phytostérol précieux pour l’équilibre hormonal masculin : le bêta-sitostérol. Les effets de ce stérol d’origine végétale sur l’hyperplasie bénigne de la prostate ont été évalués dans de nombreuses études.

En 1999, se basant sur quatre études cliniques en double aveugle, randomisées, contrôlées par placebo et impliquant 519 hommes avec hypertrophie bénigne de la prostate, le « British journal of urology » rapportait que le bêta-sitostérol apportait une amélioration notable des problèmes urinaires. Mieux : en 2001, the « European journal of cancer prevention » rapporte qu’une alimentation riche en bêta-sitostérols inhibe la croissance des cellules cancéreuses prostatiques.

Des huiles végétales pour les acides gras essentiels

Les acides gras insaturés jouent un rôle très important dans les mécanismes inflammatoires prostatiques. Selon plusieurs études, ils participeraient aussi à la réduction du volume prostatique qui accompagne l’hypertrophie bénigne de la prostate. Il est par conséquent indispensable d’en consommer sous forme végétale : huiles d’olive, de colza, de noix… mais aussi animale : poissons gras, type sardines, maquereau, saumon, qui constituent une excellente source d’oméga 3, précurseurs de prostaglandines anti-inflammatoires.

Des oléagineux et des légumes secs pour le zinc

On trouve du zinc dans les huîtres (80 mg pour 100 g), mais aussi dans les légumes secs (lentilles, haricots, pois secs), les oléagineux (colza, soja, tournesol, chanvre, courge à huile et lin) et les œufs. Le zinc est un super antioxydant. Ainsi une étude américaine a permis de constater que des patients atteints de HBP avec durcissement prostatique ont vu leurs symptômes diminuer de 70 % grâce à une supplémentation en zinc (150mg/ jour) pendant deux mois.

Des noix du Brésil et du thon pour le sélénium

Le sélénium joue un rôle important dans l’intégrité des spermatozoïdes et il est l’un des principaux acteurs du métabolisme de la testostérone. Plusieurs études ont mis en évidence son rôle contre le développement du cancer de la prostate dans une population supplémentée. Attention cependant : à fortes doses, cet oligo-élément devient toxique et peut provoquer des convulsions.

Associés, ces nutriments spécifiques de la prostate agiront en synergie et permettront non seulement de soulager les symptômes d’une hyperplasie prostatique, mais aussi d’espérer limiter la croissance des cellules cancéreuses de cet organe et même d’en prévenir l’apparition. À condition de privilégier une cuisine plutôt crue que cuite, avec des aliments frais. D’abandonner les viandes au profit des poissons gras sauvages et des volailles. Et d’éviter les aliments accélérateurs de vieillissement comme les céréales raffinées et enrichies en fer, le pain blanc, les brioches et autres viennoiseries ou encore le riz blanc à cuisson rapide.

  • L’ortie

Riche en quercétine, la racine d’ortie soulage les problèmes de miction liés à l’HBP et augmente le flux urinaire. Elle a un effet anti-proliférateur sur les cellules cancéreuses de la prostate avec une réduction de 30% de la croissance de ces cellules.
Ces deux plantes, associées, vont agir en synergie et amplifier les effets l’une de l’autre.

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 20:33

 

Voilà des années que l'on soupçonne l'aspartame et les édulcorants de synthèse d'avoir des effets néfastes sur la santé. Dans de nombreux pays, des études scientifiques ont été menées et plusieurs d'entre elles concluent à un risque potentiel pour la santé. Pourtant, les autorités sanitaires françaises continuent d'étudier le dossier...

 

Pendant ce temps des millions de personnes continuent d'en consommer régulièrement. Quelque 6 000 produits alimentaires en contiennent. Il y a les boissons "light" bien entendu, mais pas seulement. On en trouve dans de nombreux plats cuisinés et dans la quasi-totalité des produits "allégés".

 

Il y en a même dans les médicaments : 600 spécialités pharmaceutiques en contiennent, dont un certain nombre de suppléments vitaminiques destinés aux enfants.


Une étude finlandaise publiée récemment vient de remettre le dossier en lumière.

 

Cette étude, menée auprès de plus de 60 000 femmes enceintes conclut qu'il y a une relation statistique entre la consommation régulière de boissons sucrées ou contenant un édulcorant de sythèses et les accouchements prématurés.


Une étude danoise tout aussi vaste, et publiée l'année dernière avait apporté une conclusion identique pour les seules boissons "light".

 

Toute personne sensée, tout homme politique raisonnable prendrait donc la décision de lancer immédiatement une évaluation des dangers de l'aspartame et de suspendre sa commercialisation au plus vite. Mais ce n'est pas ce qui s'est passé.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) vient en effet, au contraire, de demander la prolongation du délai de réévaluation complète des risques associés à l'aspartame. Elle avait prévu de le faire en 2020, mais sous la pression de certains gouvernements, elle avait accepté de rendre sa copie en... juillet dernier... On l'attend toujours.

Du coup, il faudra patienter au moins jusqu'à mai 2013 pour obtenir une réévaluation officielle des dangers des édulcorants de synthèse !


Je vous conseille de lire ce qui suit si vous n'êtes pas encore convaincu des dangers de l'aspartame

Une fois ingéré, l'aspartame se transforme en plusieurs substances : la phénylalanine, le méthanol et la dicétopipérazine.


- La phénylalanine est un acide aminé que l’on trouve dans le cerveau humain. Sa présence est parfaitement naturelle, mais il a été démontré qu’une seule prise d'aspartame suffit pour faire monter les niveaux de phénylalanine au niveau cérébral. La consommation régulière d’aspartame entraîne ainsi inévitablement un taux cérébral excessif de phénylalanine dont la première conséquence est une chute de l’hormone cérébrale de la bonne humeur (la sérotonine), conduisant à des désordres émotionnels tel que la dépression.
Une consommation chronique d’aspartame va, quant à elle, carrément modifier la chimie cérébrale entraînant des pertes de mémoire voire même une destruction des neurones comme on l’observe dans la maladie d’Alzheimer.


Le Dr Louis Elsas, professeur de pédiatrie (Université d'Emory, Georgie, USA), n’a pas hésité à déclarer devant le Congrès américain que la phénylalanine qui se concentre dans le placenta peut provoquer des cas d'arriération mentale.

 

- Le méthanol correspond, en poids, à environ 10 % de l'aspartame. Il se décompose, entre autres dans le corps en acide formique (le poison injecté par les piqûres de fourmis) et en formaldéhyde (un cancérigène connu qui cause des dommages à la rétine, s'oppose à la reproduction de l'ADN et cause des malformations prénatales).


Les problèmes les plus connus d'un empoisonnement au méthanol sont les problèmes visuels. D’autres symptômes sont également répertoriés : maux de tête, bourdonnement d'oreilles, dérangements gastro-intestinaux, faiblesse, vertiges, frissons, trous de mémoire, engourdissements et douleurs fulgurantes des extrémités, troubles du comportement.

- La dicétopipérazine, enfin, a été impliquée dans l'apparition de tumeurs au cerveau et des polypes utérins.


Voilà pourquoi les grands consommateurs de boissons « light » souffrent d’une série de maux dont ils ne s’expliquent pas l’origine. Il s’agit en fait de la maladie de l’aspartame caractérisée par :

 

  • douleurs de type fibromyalgie,

  • spasmes,

  • vertiges, nausées, maux de tête,

  • acouphènes,

  • lancements ou engourdissements des jambes, crampes,

  • douleurs articulaires,

  • dépressions,

  • crises d'angoisse,

  • discours incohérent,

  • vision trouble,

  • pertes de mémoire.

Pire encore, on peut diagnostiquer chez certains patients une maladie grave (fibromyalgie - arthrite - sclérose en plaques - maladie de Parkinson – lupus – épilepsie - troubles psychologiques - maladie d'Alzheimer) alors que leurs symptômes ne sont que la conséquence de la consommation abusive d’aspartame.

L’aspartame, enfin, crée un besoin maladif de sucre et fait grossir. L'Ame­­rican cancer society a confir­mé cette ironie après avoir suivi 80 000 femmes durant six ans. Parmi celles qui ont pris du poids durant cette période, les femmes qui utilisaient des édulcorants artificiels en ont pris davantage que celles qui n'en consommaient pas.

Tout indique que l’aspartame, plus encore que le sucre raffiné, représente un danger sanitaire aussi grave qu’insidieux. Partout dans le monde, de plus en plus de voix s’élèvent pour s’opposer à son emploi massif (l’US Air Force recommande même à ses pilotes de ne plus en consommer). En France, malheureusement, le mutisme reste complet.

 

 

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 18:16
  • Le thé possède de nombreuses vertus pour la santé.
  • Connaissez-vous celles-ci, rapportées lors du 5ème Symposium sur le thé et la santé qui s'est tenu le 19 septembre 2012 à Washington ?

    Apparu en Chine vers l'an 600 et bu depuis des millénaires, le thé est devenu une boisson très populaire. Sa richesse en antioxydants est bien connue mais il possède d'autres vertus. Un symposium a été consacré au thé le 19 septembre 2012 à Washington (DC). En voici les principales conclusions.

    Tous les thés, qu’ils soient blanc, vert, noir, oolong viennent d’une plante appelée Camellia Sinensis. Les différences tiennent au degré de fermentation (oxydation enzymatique) des feuilles : dans le thé noir ce processus est totalement accompli, alors qu’il est interrompu très tôt dans le thé vert, en exposant les feuilles à la chaleur. Les thés blanc et oolong correspondent à des états intermédiaires. Tous les thés sont cependant riches en flavonoïdes, des composés appartenant à la grande famille des polyphénols. « Les flavonoïdes représentent un tiers du poids de la feuille de thé, ce qui est très élevé, quand on considère que le thé n’amène pratiquement pas de calories, » déclarait lors du symposium le Pr Jeffrey Blumberg (Tufts University, Boston). Pour les intervenants qui se sont succédé, la teneur en flavonoïdes et donc les bénéfices qui lui sont associés, varie considérablement selon les régions de production, les variétés, le traitement des feuilles et la manière dont le thé est infusé. Malgré tout, le thé peut être considéré comme une boisson favorable à la santé même s’il ne faut pas en attendre des miracles.

    Il est favorable à la santé cardiovasculaire

    Il contribue à la souplesse des artères et à la fluidité du sang. Les études épidémiologiques montrent que par rapport aux non buveurs, les buveurs de thé ont moins d’hypertension ; leur risque d’accident vasculaire est réduit. Dans une étude contrôlée en double aveugle, des volontaires souffrant d’hypertension ont bu une tasse de thé noir par jour ; leurs pressions diastolique et systolique s’est abaissée. Ces bénéfices ont été maintenus, même en présence d’aliments gras et sucrés qui ont tendance à faire se contracter les vaisseaux sanguins. L’étude était conduite par le Dr Claudio Ferri (université de l’Aquila, Italie).

    Il est bon pour la santé osseuse

    Plusieurs études ont observé le lien entre la densité minérale osseuse (un marqueur de la santé de nos os) et la consommation de thé. En 2007 des chercheurs rapportaient que les femmes ménopausées qui boivent régulièrement du thé semblent conserver des os en bonne santé pendant plus longtemps. Une étude beaucoup plus récente a suivi un groupe de 171 femmes ménopausées souffrant d'ostéopénie (qui précède l'ostéoporose) qui ont été assignées en double-aveugle et de manière aléatoire soit à prendre 500 mg de polyphénols de thé vert soit à effectuer 3 séances d'une heure par semaine de Tai Chi soit les deux en même temps soit à prendre un placebo, tout ceci pendant 6 mois. Au terme de l'étude les femmes qui ont pris le thé vert et/ou qui ont fait du Tai Chi ont vu leur densité minérale osseuse et leur force musculaire augmenter, deux paramètres qui pourraient protéger des fractures. Le thé agirait en réduisant le stress oxydant et l’inflammation, à l’origine d’une perte de masse osseuse et de masse musculaire.

    Attention à la fluorose

    Le thé est une source importante de fluor. Une consommation trop importante est possible si vous êtes un amateur de thé, en particulier en conjonction avec les autres sources de fluor (dentifrices, eau du robinet, etc.). L'intoxication au fluor s'appelle la fluorose. Lorsque celle-ci touche le squelette peuvent apparaître des douleurs articulaires et des fractures malgré une densité minérale osseuse élevée. Surveillez donc vos apports en fluor.

     

    Il peut améliorer vos performances intellectuelles

    La consommation régulière de thé (3 à 4 tasses par jour) est associée à un moindre déclin des performances intellectuelles avec l'âge. Bien que les chercheurs ne sachent pas avec certitude quelle(s) substance(s) du thé serait responsable de ces effets, ils soupçonnent fortement les flavonoïdes d'en être responsables, via une amélioration du flux sanguin cérébral. Le bénéfice serait identique à celui du café mais sans les effets négatifs de la caféine qui peut provoquer des troubles du sommeil.

    Il pourrait vous protéger du cancer

    Plusieurs études d'observation ont montré que les consommateurs de thé étaient moins susceptibles de développer un cancer. Ce bénéfice serait proportionnel à la dose consommée avec une diminution du risque pouvant atteindre 41% pour les personnes qui boivent 10 tasses par jour comparativement à ceux qui en boivent moins de 3. Les propriétés anti-cancer du thé ont par ailleurs été mises en évidence au cours d'études en laboratoire et semblent concerner plus particulièrement le thé vert, grâce à ses polyphénols. Le thé noir, plus consommé en Europe, semble moins protecteur. La consommation régulière de thé vert serait particulièrement protectrice du cancer du côlon et probablement du cancer de la peau. Lors du symposium de Was

    hington, le Pr Alice Bender (American Institute for Cancer Research) a expliqué que "dans les études expérimentales, les composés du thé apparaissent très prometteurs pour lutter contre le cancer. Ils agissent comme antioxydants, ralentissent la croissance des tumeurs et favorisent la mort des cellules cancéreuses. Mais les preuves chez l’homme sont encore trop limitées pour tirer des conclusions fermes sur le risque de cancer. »

    Il aide les malades de l'hémochromatose

    L'hémochromatose est une maladie caractérisée par une surcharge en fer de l'organisme provoquant alors des lésions souvent irréparables au niveau des organes. Le principal traitement consiste à effectuer des phlébotomies (saignées) pour éliminer un surplus de fer. Une étude clinique a montré que la consommation de thé au cours des repas diminue l'absorption du fer et permet ainsi d'espacer les séances de phlébotomies, améliorant alors la qualité de vie des malades.

    Il peut vous aider à maigrir

    Les composés du thé activent la thermogenèse c'est-à-dire l'ensemble des mécanismes qui permettent le maintien de notre température corporelle et conduisent à « brûler » des graisses de réserve. La caféine augmente légèrement la thermogénèse et le déstockage des graisses, mais « l’association caféine-flavonoïdes du thé (catéchines) est beaucoup plus efficace pour favoriser la dépense d’énergie et l’oxydation des graisses, même si l’effet reste limi

    té, soit 100 calories éliminées par jour, l’équivalent de 1,3 kilos perdus en 3 mois », selon le Rick Hursel (Université de Maastricht, Pays-Bas). Cette dépense d'énergie supplémentaire peut toutefois permettre de perdre du poids comme l'ont montré plusieurs études, en particulier au niveau de la taille. L’effet sur la perte de poids serait plus marqué en ce qui concerne le thé vert. Il existe également des compléments alimentaires qui combinent les polyphénols du thé vert (épigallocatéchine gallate ou ECGC) et de la caféine, mais ils sont déconseillés aux enfants, aux femmes enceintes et lorsqu’existe un facteur de risque cardiovasculaire.

    Il peut vous aider à déstresser

    Le thé renferme un acide aminé appelé L-Théanine qui peut aider à réduire stress et anxiété en diminuant le cortisol et en augmentant l’activité d’un neurotransmetteur calmant appelé GABA. Selon des travaux préliminaires conduits par Unilever (Lipton), par rapport à la consommation d’eau, la consommation de thé favoriserait la créativité et la résolution des problèmes.


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