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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 19:25

Etre centré signifie être aligné entre Ciel et Terre. C'est-à-dire
connecté à l'énergie du Ciel et ancré dans l’énergie de la Terre; ou
selon l’expression populaire «avoir la tête dans les étoiles et les
pieds sur terre».

C’est justement lorsque vous êtes «bousculé» par les événements
ou le comportement de quelqu’un qu’il est important de vous
centrer. Vos idées seront alors plus claires, l’émotion associée au
choc sera moins forte, aura moins d’impact sur vous et vous aurez
accès plus facilement à vos ressources pour faire face à la situation.
La maîtrisant mieux, vous réduirez considérablement votre
niveau de stress.

La détente en 3 points
Objectif


Se détendre de la tête aux pieds, rapidement, sur 3 respirations.
Protocole
Vous inspirez l’air profondément, puis en expirant lentement par
la bouche comme si vous souffliez dans une paille, vous relâchez
votre menton, votre maxillaire inférieur, le visage, l’arrière de la
tête et le cou. Vous prenez conscience de la détente qui s’est ainsi
installée sur la zone : tête, visage, cou.
Vous inspirez une seconde fois l’air profondément, puis sur une
expiration lente, vous laissez aller vos épaules, vous détendez vos
bras, votre thorax et le dos. Vous prenez conscience du relâchement
qui s’est opéré au niveau de ces segments corporels.
Vous inspirez une troisième fois, sur l’expiration lente, vous relâchez
profondément votre ventre, vos jambes et vos pieds.
Vous avez ainsi à l’aide de 3 points focaux : le menton, les épaules
et le ventre, détendu tout votre corps.
Vous pouvez maintenant, afin de mettre votre esprit au repos,
vous concentrer sur votre respiration, vous vous laissez bercer par
ce mouvement doux et harmonieux.
Pour terminer, vous visualisez un soleil au niveau du plexus solaire
(derrière l’estomac) et vous laissez cette chaleur agréable et apaisante
rayonner sur tout votre corps.


Conseil
Cette technique ne vous demande que 5 minutes d’entraînement
quotidien.
Vous pouvez la pratiquer en position assise dans un premier
temps, puis ensuite en position debout.

COMMENT SE CENTRER

La technique visuelle : le fil d’or


Vous vous placez en position debout. Vous fermez délicatement
les yeux, vous faîtes trois respirations profondes, vous vous laissez
bercer quelques instants par la respiration.
Puis, vous imaginez un fil d’or, lumineux, qui descend du ciel et
vient se placer au sommet de votre tête (fontanelle postérieure).
Il continue son parcours en descendant à l’arrière de la tête.
Arrivé aux vertèbres cervicales, il rentre à l’intérieur de votre
colonne vertébrale et la parcourt de haut en bas. Il passe les cervicales,
les dorsales, les lombaires, le sacrum et ressort au coccyx
pour aller plonger dans le sol vers le centre de la terre.
Ce fil d’or vous relie au ciel et à la terre et vous recentre autour
de votre axe central : la colonne vertébrale.
Lorsqu’il est installé, en vous concentrant dessus, vous pourrez
sentir que votre corps énergétique se recentre autour de lui. Vous
y parviendrez facilement avec un peu de pratique.


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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 19:19

Les Français dorment de moins en moins, le sommeil est pourtant essentiel à la récupération du corps et à la mémorisation des informations. Une étude récente fait état d’une diminution de la douleur dans la journée en cas de bon sommeil la nuit précédente.


Avant de se coucher

  • L’alimentation du soir doit être légère, plutôt de style végétarien ou du moins avec peu de viande ou de poisson, mais de toute façon sans sauce ni friture, sans graisses cuites et sans sucreries. L’alcool, le thé et le café sont à proscrire. 

  • Éviter de visionner des films violents, des films d’action, des matchs de sport le soir. Ils excitent et gênent l’endormissement…

  • Éviter les bains et les douches chaudes qui font monter la température du corps, ce qui perturbera l’endormissement.

  • Éviter de faire du sport dans la soirée à partir de 17 heures, ce qui peut énerver mais aussi élève la température du corps.

  • Avoir des couchers réguliers et se mettre au lit dès les premiers signes de fatigue : picotements oculaires, bâillements, frissons… Ne pas laisser passer l’heure du sommeil, sinon il faudra attendre le « train » suivant.

  • Avant de se coucher, éviter de penser à sa journée ou à ses problèmes, éviter les discussions sur des sujets polémiques. Au contraire, se détendre et évacuer les tensions…

  • Au moment de s’endormir, se concentrer sur des pensées ou des souvenirs agréables… de même lors des réveils nocturnes avec des difficultés pour se rendormir.

  • La prise de somnifère ou de plante sédative n’est indiquée qu’en cas de difficulté persistante à l’endormissement. Cela relancera le sommeil. Ces remèdes ne sont à suivre que quelques jours, voire une à deux semaines au maximum.

Le sommeil se prépare dans la journée

Pour assurer son sommeil nocturne, certaines règles sont à respecter, dans la journée :

  • Se fatiguer physiquement et avoir une bonne activité : marche, vélo, escalier… La sédentarité favorise l’insomnie.

  • Avoir des levers matinaux et de préférence à heure fixe. Un lever tardif retarde l’endormissement du soir.

  • Éviter les siestes prolongées dans la journée. Le petit coup de fatigue après le repas de midi est fréquent. Les personnes ayant besoin de dormir à ce moment ne doivent pas dépasser 20 à 25 minutes. L’endormissement du soir risque sinon d’être perturbé ou retardé.

  • L’exposition à la lumière du jour est importante pour régler l’horloge interne sur le rythme des jours et des nuits. De plus, la lumière permet d’éliminer la mélatonine dans la journée, incitant aux activités. Elle remontera physiologiquement le soir pour déclencher le sommeil.

  • Éviter la consommation de thé ou de café dès 14 ou 15 heures. 

L’environnement, essentiel

 

  • Un matelas aux bonnes dimensions permettant d’évoluer librement, ni trop mou ni trop dur… c’est-à-dire qui moule le corps sans qu’on s’y enfonce. Il est important de respecter les faces été/hiver pour assurer une bonne température du corps pendant la nuit.

  • La chambre doit être un environnement propice au sommeil. Elle doit être aérée correctement, pas surchauffée (en général 18° C), à l’abri du bruit et des lumières gênantes.


  • Les champs électromagnétiques. Certaines personnes sont particulièrement sensibles aux champs électromagnétiques produits par les installations et appareils électriques. Débranchez donc tous les appareils se trouvant à proximité de votre lit ainsi que les télévisions, ordinateurs et matériel Wi-Fi, lits électriques, couvertures chauffantes… ou installez des interrupteurs bipolaires (qui coupent la phase et le neutre) car la mise en veille n’est pas suffisante. Attention aussi aux appareils situés à la tête du litde l’autre côté du mur ou de la cloison.



  • La géobiologie peut aussi intervenir si, par exemple, votre lit se trouve au niveau d’une faille, d’un nœud de Hartmann, d’une cheminée cosmotellurique… Un avis spécialisé de géobiologue est alors indispensable. Il pourra aussi donner des conseils concernant l’orientation du lit qui est généralement nord-sud, mais pas systématiquement.

  • Le feng shui de la chambre est aussi important. Ainsi, une grande armoire toute proche du lit, ou de hautes tables de nuits dont les angles saillent vers les occupants, ou encore des glaces qui renvoient des énergiespas toujours très bonnes, sont autant d’exemples à éviter.   

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 15:02

La quête du bien-être est un moyen de chasser et de prévenir les effets pervers du stress. Au-delà de ce registre, les huiles essentielles offrent bien plus qu’un simple moment de détente. Certaines d’entre elles agissent sur les déséquilibres du système nerveux et leurs fragrances sur le comportement et les pensées.

Une formule à visée apaisante, calmante et psychoactive. 

Voies olfactive et cutanée

  • HE* d’encens oliban (Boswellia carterii) : 1 ml*
  • HE de litsée citronnée (Litsea citrata) : 0,5 ml
  • HE de marjolaine des jardins (Origanum majorana) : 1 ml
  • HE de pruche (Tsuga canadensis) : 1 ml
  • HV* de noyau d’abricot (Prunus armeniaca) : QSP 15 ml

*HE : huile essentielle 
*HV : huile végétale
*1 ml = 20 gouttes

  • Préparation

Dans un flacon en verre teinté de 15 ml muni d’un compte-gouttes verser les huiles essentielles selon les quantités indiquées, ajouter l’huile végétale jusqu’en haut du flacon, agiter.

  • Mode d’emploi

Voie olfactive : déposer 2 gouttes de la synergie à l’intérieur des poignets, joindre les deux mains sur le nez en protégeant les yeux et respirer trois fois de suite profondément. À répéter à volonté dans la journée et particulièrement en cas de montée de stress.

Voie cutanée : avec la quantité nécessaire, utiliser en massage du plexus solaire et en massage paravertébral (le long de la colonne vertébrale), ou encore du plexus bloqué ou en souffrance, jusqu’à six fois dans la journée.

 

 

La vie trépidante et son rythme stressant infligent à l’organisme une pression constante. Cet état de stress plus ou moins important permet à l’individu de fonctionner de façon optimale au niveau intellectuel, physique et même biologique ; le corps mobilise toutes ces ressources grâce à la sécrétion d’adrénaline pour répondre aux sollicitations extérieures.
Ce phénomène bénéfique devient néfaste lorsqu’il se prolonge et s’installe de manière quasi permanente. L’imprégnation adrénergique peut alors déséquilibrer l’ensemble des grands systèmes du corps humain : endocrinien (infertilité, troubles thyroïdiens ou pancréatiques), cardiovasculaire (hypertension, infarctus), digestif (gastralgies, côlon irritable, perturbation du transit), respiratoire (respiration irrégulière, asthme nerveux) ou encore nerveux (insomnie, anxiété, dépression…)

 

  • À la recherche de l’état d’équilibre

La détente que procurent des techniques de relaxation comme la sophrologie, la réflexologie douce, la méditation, certains arts martiaux ou encore l’utilisation d’huiles essentielles apaisantes et calmantes permet d’accéder à un état d’équilibre de fonctionnement de l’organisme, encore appelé homéostasie. Cet état de profonde détente réveille les forces d’autoguérison du corps en lui permettant de se ressourcer et de rééquilibrer l’ensemble des fonctions organiques. Ces techniques constituent des moyens de prévention et d’entretien du terrain, mais aussi des solutions alternatives ou complémentaires aux traitements classiques pour aller vers la guérison.

  • Des hypnotiques

Certaines grandes huiles essentielles du système nerveux agissent sur l’organisme comme de réels hypnotiques (néroli), antidépresseurs (verveine citronnée), myo­relaxants (romarin à camphre, lavandin) ou encore anxiolytiques et calmants(ylang-ylang, encens, litsée citronnée, camomille noble ou marjolaine des jardins). Elles peuvent être utilisées en prévention pour entretenir l’équilibre nerveux et émotionnel, mais sont aussi de réels moyens pharmacologiques pour traiter les dérives anxiogènes. Leurs effets sur le système nerveux central s’expliquent par différents mécanismes d’action. Elles agissent sur le système cardiovasculaire en rééquilibrant la vasomotricité artérielle (diminution de la pression artérielle et régulation du rythme cardiaque). Elles influencent les neuromédiateurs et suivent des voies métaboliques complexes. Elles peuvent également posséder un fort pouvoir négativant sur les milieux environnants et notamment sur le système nerveux central, par les terminaisons nerveuses endonasales (dans la muqueuse du nez). Il est intéressant de souligner que tous les effets pharmacologiques de ces actifs aromatiques sont dénués des effets secondaires des médicaments allopathiques (somnolence, apathie, pertes de mémoire, dépendance…) lorsqu’ils sont utilisés aux posologies recommandées.

 

  • À chaque stress son huile essentielle

Selon la nature de ses molécules aromatiques, une huile essentielle sera plus «réchauffante» que «refroidissante», ou encore plus «asséchante» qu’«humidifiante». Ces propriétés ont été mises au jour en superposant les quatre tempéraments hippocratiques (lymphatiques, nerveux, sanguins et bilieux) et le diagramme bioélectronique de Claude Vincent. Par exemple, certaines huiles donnent des électrons et donc refroidissent le milieu, d’autres en captent et donc réchauffent. Ainsi, un tempérament lymphatique (humide et froid) se rééquilibre avec des huiles chaudes et asséchantes (celles riches en terpènes) comme l’encens, les essences d’agrumes, de pins et sapins. Les tempéraments nerveux (sec et froid) trouvent des bienfaits apaisants chez les huiles riches en alcools, comme la marjolaine des jardins, le néroli. Les sanguins (chauds et humides) se relaxent grâce aux esters présents dans les lavandes, la pruche, l’ylang-ylang ou la camomille noble. Et enfin, le stress des bilieux tombe mieux avec les huiles essentielles riches en aldéhydes, comme celle de litsée citronnée ou de verveine citronnée. Et parce qu’un tempérament n’est jamais tout l’un ou tout l’autre, la formule apaisante propose une synergie complète et universelle.

 

 

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 17:11

« C’est quand le bonheur ? » chante Cali. « Le bonheur ne se cherche pas : on le rencontre », rétorque l’éditeur Bernard Grasset. En ces temps de morosité généralisée, Quelle Santé vous invite à faire mentir les récentes statistiques sur le moral des Français. « Le paradis n’est pas sur la Terre, mais il y a des morceaux », écrivait Jules Renard. Voici quelques pistes pour apprendre à les recoller.

Ca va vous ? Parce qu’on dirait que les Français ont plutôt le moral dans les chaussettes.

Le dernier sondage international BVA-Gallup (mené du 11 octobre au 13 décembre 2010 dans 53 pays) montre que notre pays est champion du monde du pessimisme. « En France, la sinistrose aiguë gagne du terrain, résume l’institut de sondage. Les Français sont plus sombres sur leur situation personnelle à venir que… les Irakiens, les Afghans ou les Paki­sta­nais. »

Que se passe-t-il ? Pourquoi la déprime gagne-t-elle du terrain ? D’accord, il y a la crise mais malgré tout, est-ce si difficile d’être heureux aujour­d’hui ? « Poursuivre le bonheur, au lieu de le laisser venir, n’est-ce pas courir après le reflet d’un mot ? écrit le romancier Jacques Chardonne. En fait, les hommes seraient plus heureux si on leur parlait moins de bonheur ! » Il est vrai qu’aujourd’hui, les injonctions à être heureux se multiplient. Toutes les pages des magazines dégoulinent de bonheur. « Ouvre un Coca-Cola, ouvre du bonheur », assure la marque au bandeau rouge pendant que le Club Med nous promet « tous les bonheurs du monde » et que Castorama nous offre sur son site internet « des petits coins de bonheur pour moins de 600 € ». Les visages radieux, les familles parfaites, les femmes qui ne vieillissent pas et les hommes frais au réveil : toutes ces images de rêve ont pour effet de faire tourner notre quotidien au cauchemar. Parce que dans la vraie vie, on a des rides, on ne peut pas toujours partir en vacances et les enfants tachent leur pyjama au petit-déjeuner. Bref, notre malheur vient de cette incapacité à pouvoir accéder au bonheur stéréotypé. Que l’on se rassure, la frustration est collective. À mesure que les sourires Ultra-brite fleurissent sur les panneaux publicitaires, les chiffres de la dépression flambent. D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), d’ici 2020, la dépression deviendra la deuxième cause d’invalidité à travers le monde, après les troubles cardiovasculaires.

 

Heureux qui comme Crésus…

Mais c’est quoi le bonheur alors ? Lorsque l’on tape sur Google « définition du bonheur », le moteur de recherche nous annonce 1 610 000 résultats, c’est dire s’il est difficile de circonscrire le concept. Depuis Aristote selon lequel « le bonheur est le principe et la raison d’être de la vie, le but et la finalité suprêmes de l’existence humaine », les philosophes débattent du sujet. Pour Tal Ben-Shahar, professeur de bonheur à l’université de Harvard : « le bonheur est la sensation globale de plaisir chargé de sens ». En d’autres termes, « L’individu heureux éprouve des sentiments positifs tout en trouvant une raison d’être à son existence. Cette formulation ne s’applique pas à un instant précis mais à la somme agrégée des expériences d’une vie entière à un moment donné. » Le psychologue définit quatre archétypes d’individus dans lesquels vous vous reconnaîtrez peut-être.

 

Le premier – le fonceur – fait passer l’avenir avant le présent et se prive, en prévision d’un bénéfice anticipé. Tout ce qu’il entreprend aujourd’hui, c’est dans l’objectif d’être heureux demain. Ce comportement est extrêmement courant dans notre société. « Nous apprenons en permanence à nous concentrer sur un but futur et non sur le présent, déplore le philosophe. Toute notre vie, nous courons après un avenir qui, toujours, nous échappe. La gratification ne vient pas couronner le plaisir que nous avons pris au voyage en lui-même mais le fait que nous l’ayons mené à son terme. »

 

Le second – le viveur – à l’inverse, veut jouir du présent sans tenir compte des éventuelles conséquences négatives de ses actes. Il enchaîne les plaisirs et considère qu’effort égale souffrance et que plaisir est synonyme de bonheur. Pour le psychologue hongrois Mihaly Csikszentmihalyi, auteur notamment de « Vivre : la psychologie du bonheur », le viveur se fourvoie car les meilleurs moments surviennent en général quand le corps ou l’esprit atteignent leurs limites dans un effort délibéré pour réaliser une tâche difficile mais méritoire. Le troisième, le moins heureux de tous, ne jouit ni de l’instant présent ni de l’avenir. Il s’agit du défaitiste, qui, résigné à son malheur présent, n’attend rien de l’avenir.

 

Enfin, le dernier archétype – le bienheureux – caractérise l’individu qui vit en sécurité, conscient que les activités lui procurant de la joie aujourd’hui le conduiront à un avenir épanouissant. « Le bonheur, ce n’est ni parvenir au sommet de la montagne, ni escalader ses pentes sans but, mais vivre l’expérience de l’ascension », conclut Tal Ben-Shahar.

Tous les bonheurs du monde

Être heureux, ça se travaille ? « Le bonheur a plusieurs origines, écrit Christophe André, médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris. Il y a bien sûr une part d’hérédité, sur laquelle nous ne pouvons revenir. Il y a aussi le poids d’un environnement que nous ne pouvons pas toujours, ou pas facilement modifier : être né et vivre à telle époque, à tel endroit, dans telle famille… Mais il y a également nos attitudes, nos comportements, nos modes de pensée qui pèsent sur notre niveau de bien-être subjectif, cette dénomination pudique que les scientifiques utilisent pour parler du bonheur. » Les chercheurs estiment que cette part active constitue la moitié de nos capacités à nous sentir heureux. Notre marge de manœuvre est donc de l’ordre de 50 %. Ce n’est pas si mal.

Depuis les années 1950, un nouveau courant de psychologie travaille sur cette semi-capacité à développer notre bien-être. La psychologie positive se concentre sur l’étude de ce qui construit notre santé, et non plus seulement sur ce qui l’entrave. Initié à la fin du XIXe siècle par le pharmacien lorrain Émile Coué et rendu public il y a une soixantaine d’années par l’ouvrage de l’Américain Norman Vincent Peale « Pouvoir de la pensée positive », ce courant consiste à faire émerger ce qui nous rend heureux. « C’est, appliqué à l’équilibre de notre esprit, la transposition du concept de “santé active”, qui s’impose désormais en médecine, explique le psychiatre Christophe André dans la revue Culture Psy.  On peut contribuer à rester en bonne santé en adoptant certains comportements : faire de l’exercice physique, manger des fruits et des légumes, éviter le tabac, consommer de l’alcool avec modération… De la même manière, on peut augmenter ses chances de se sentir bien mentalement en pratiquant la méditation, en développant une communication affirmée et non violente avec les autres, en cultivant ses émotions positives, en savourant les bons moments… » Pour les chercheurs en psychiatrie, cette démarche est loin d’être farfelue. Une recherche prospective, menée sur dix ans, a montré que le « déficit d’émotionnalité positive représentait un facteur spécifique de risque dépressif, au moins chez les plus de 50 ans ».

 

Signes intérieurs de bonheur

Aider les individus à être plus heureux peut parfois relever d’une décision collective ou mieux, d’une politique. Au royaume du Bhoutan, voilà quarante ans que l’on n’évalue plus la santé du pays à l’aune de ses prouesses économiques. En 1972, le roi Jigme Singye Wangchuck a mis sur pied le BNB, l’indice de bonheur national brut, basé sur des valeurs de bien-être, d’écologie, de spiritualité, d’identité culturelle. Depuis 2008, une Commission du bonheur national brut (anciennement Bureau du plan) veille à ce que toute politique émanant d’un ministère prenne en compte les exigences du BNB et concoure au bien-être collectif. « Lorsque l’on envisage une politique, explique la secrétaire de la commission, on ne regarde pas que le côté économique et le ratio dépenses/recettes.

On prend en compte aussi l’aspect holistique. Cette politique augmentera-t-elle le stress ? Les gens auront-ils assez de temps avec leur famille ? Est-ce qu’elle affectera le développement personnel ou spirituel ? Et la vitalité de la communauté dans tout cela ? Quelles seront les dégradations environnementales ? Le but des outils du BNB est de fournir une orientation aux décideurs pour qu’ils sachent que telle décision aura telle conséquence. Et qu’ils puissent avoir du recul pour prendre les décisions les plus justes. » Dans le monde, d’autres indicateurs tentent de détrôner le classique indice de croissance PIB et d’évaluer le niveau de bonheur des citoyens. Le plus connu est l’indice de développement humain (IDH) établi par le Programme des Nations unies pour le développement. Il conjugue le PIB avec les niveaux d’espérance de vie et d’instruction. En 2010, la France se situe à la 14e place mondiale avec un indice de 0,872 (sur une échelle de 0 à 1) alors qu’elle est 8e dans le classement du PIB établi par le Fonds monétaire international. Dans le trio de tête de l’IDH, la Norvège, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Dans la même veine, l’indice de bien-être économique et durable ou l’indicateur de progrès véritable. Ce dernier intègre dans les richesses économiques aussi bien le travail domestique que les activités bénévoles et déduit la valeur estimée des richesses naturelles perdues (dommages à l’environnement, destruction des ressources non renouvelables…) et des dégâts sociaux (chômage, délits, crimes, délinquance, accidents, maladies, inégalités, etc.).

 

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