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Eléments de réflexion sur les compléments nutritionnels de synthèse.


A – L'absorption

En effet, on sait qu'une prise de 1 gramme de vitamine C diminuera l'absorption du sélénium, que l'association bétacarotène/vitamine E limite leurs absorptions, que le cuivre peut bloquer complètement le passage digestif du zinc et du sélénium. Il est donc impératif de se fixer des doses limites.

B – Toxicité

Concernant les oligo-éléments dans le N°2 page 32 des Cahiers de Phytothérapie clinique des médecins C.Duraffour – l. d'Hervicourt – J.C. Lapraz, Masson Editeurs, nous lisons ce qui suit :

Metallothérapie : cuivre, argent, magnésium, soufre en priorité. Cependant se méfier du cuivre pour les cancéreux ainsi que du zinc. Des travaux récents sembleraient montrer que ces oligo-éléments pénétrant à l'intérieur de la membrane nucléaire vont se fixer sur des fractions de l'ADN et induire ensuite des ARN messagers qui fabriquent des protéines anormales.

Les enzymes métallosensibles inducteurs seraient ainsi à l'origine du cancers.

Quant aux vitamines, ces lignes extraites du VIDAL 1991 font réfléchir non pas quant à leur usage thérapeutique ponctuel mais à leur usage à visée nutritionnelle prolongée...

Voici quelques exemples :

A forte dose, la prise prolongée de vitamine B6 peut donner lieu à certaines manifestations neurologiques périphériques.

Des doses élevées de vitamine C favorisent chez certains sujets l'apparition de troubles rénaux (précipitation de calculs uratiques, cystiniques et /ou oxaliques) et peuvent provoquer une hémolyse chez certains sujets .

Quant a la vitamine D, il est connu depuis longtemps qu'après une dose de charge vitamine D, surviennent une inappétence, une diarrhée ou une constipation.

Selon notre expérience, il faut y rajouter la survenue de sueurs, de selles nauséabondes ou de diarrhées. Ces phénomènes ne sont pas retrouvés dans la littérature. IL faut donner lieu à un diagnostic erroné, qui entrainerait l'administration de doses de vitamine D encore plus importantes.

Voici un article paru dans Madame Figaro du 10/102/96

Un quart des Américains consomme chaque matin un cocktail vitaminique contenant jusqu'à 10 000 unités de vitamine A, et 5% la prennent seule, à raison de 25 000 unités par jour. UN engouement qui serait du à la réputation anti cancer de cette vitamine et de son précurseur, le bêta-carotène. Or, deux études viennent de démontrer que non seulement en avaler quotidiennement n'aurait pas d'effet protecteur, mais qu'au contraire cela favoriserait l'apparition de cancers du poumon et de problèmes cardiaques. On a aussi découvert qu'à long terme cette vitamine était capable de provoquer des cirrhoses, constate le Pr Bernier. Enfin pour les femmes enceintes, il existe des risques de malformation fœtale.

La vitamine B6 est la vitamine des femmes. Excellente pour lutter contre le syndrome prémenstruel, beaucoup en usent et ...parfois en abusent. Les symptômes de cette hypervitaminose : fourmillements dans les jambes, faiblesse musculaire, etc. - pouvant faire penser à une maladie neuro-musculaire. Heureusement, il suffit d'arrêter de se gaver de B6 pour que tout remarche.

Un français sur 3 consomme de la vitamine C sans aucune modération, en partant du principe qu'au pire l'organisme éliminera le surplus. Un argument qui, au long cours, peut se révéler nocif pour les reins.

C – L'élimination.

Chaque jour on découvre que tel métal, tel métalloïde a besoin pour être actif d'un co-facteur peptides, acides gras, autres oligo-élément que l'on pensait jusqu'alors sans intérêt, n'est-il pas à craindre que ces cocktails de vitamines de synthèse d'oligo-éléments inorganiques etc... élaborés en fonction des connaissances du moment en perpétuel devenir, ne sont pas dangereux par les manques de co-facteurs non incorporés par le fabricant car inconnus aujourd'hui?

Voilà pourquoi nous préférons les vrais compléments naturels parfaitement équilibrés par la nature et apportant en symbiose les éléments vitaux essentiels associés aux co-facteurs orientant leurs activités biologiques et métaboliques vers une réelle santé obtenue progressivement certes, mais surement...

D – Vitamines et Cancer

On a pensé longtemps que l'utilisation de fortes doses d'antioxydants serait efficace dans la prévention des cancers. En dépit du peu d'évidences venant le confirmer,n les scientifiques ont placé les vitamines E et A, deux antioxydants populaires sur le podium de la prévention . Seulement de récentes recherches ont montré que le béta-carotène pourrait en fait causer des cancers. Au grand étonnement des scientifiques, les fumeurs qui reçurent du bêta-carotène, avaient 18 % de plus de chances de développer un cancer des poumons que ceux qui ne prirent aucun antioxydant.

informations parues dans la « revue du praticien » n° 345 JUIN 1996

Une étude a été portée sur 18 314 fumeurs, anciens fumeurs, ou sujets exposés à l'amiante qui ont été tirés au sort pour recevoir soit du bêta-carotène + de la vitamine A, soit un placebo. Au bout de 5 ans de suivi, l'étude a été interrompue car il y avait significativement plus de cancers du poumon, de décès de cause cardiovasculaire et de décès toutes causes confondues dans le groupe recevant le traitement actif ; les différences ne sont pas énormes mais il s'agit plus que d'une tendance

Une autre étude concerne la vitamine E. Cette fois ci ce sont 2002 coronariens qui ont été, par tirage au sort, séparés en 2 groupes recevant soit la vitamine E, soit un placebo. La mortalité totale est de 36 dans le groupe vitamine E et de 27 dans le groupe placebo. Tout cela ne donne pas vraiment envie de consommer de la vitamine E

Avoir des habitudes diététiques comportant des aliments riches en vitamines E ou A est probablement bon pour la santé mais prendre des suppléments ne sert probablement à rien ou même pourrait être délétère.

A.Castaigne.

E – La Macro-Nutri-dépendance

Soumis plus de 6 à 12 moi à des macro-doses de vitamines et d'oligo-élément, l'organisme perd progressivement sa capacité à utiliser des doses physiologiques apportées par l'alimentation.

Ainsi lors de l'arrêt des macro-doses voit-on flamber une maladie virale, bactérienne ou un processus dégénératif tel l'arthrose.

La rapidité avec laquelle le processus pathologique s'installe ne laisse dans ces cas aucun doute quant à son origine.

On peut logiquement se demander si cette macro-nutri-dépendance enlevant à l'alimentation le rôle physiologique et nutritionnel qui lui était imparti depuis l'aube des temps, n'est pas plus grave que la pharmaco-dépendance ?

ALIMENTS NATURELS CONTRE NUTRIMENTS DE SYNTHESE

LA NATURE CONTRE LE VIRTUEL.

Communication aux Entretiens Internationaux de Monaco.

Les doses de certaines vitamines artificielles atteignent souvent plusieurs dizaines de fois les apports journaliers recommandés.

Heureusement, de nombreux autres compléments alimentaires d'excellente qualité proposent un large choix de substances naturelles en toute sécurité.

En matière d'étiquetage, il existe déjà des normes qui imposent aux fabricants d'indiquer la liste totale des ingrédients par ordre décroissant, en plus de la composition analytique. Or, il est facile à ce niveau de débusquer les vrais et les faux nutriments naturels. Sur un emballage, il ne faut pas confondre «Ingrédients» et «composition analytique». Car l'analyse témoigne de la présence de nutriments (vitamines, minéraux, protéines, acides gras, sucres, etc...) mais n'indique pas leur origine. Les ingrédients listent par ordre décroissant les matières premières intervenant dans la fabrication du produit. Si dans cette liste apparaissent des vitamines ou des minéraux sans que leurs sources ne soient citées ou encore sans référence au fait que ces nutriments soient naturels, il s'agit alors de substances artificielles obtenues par synthèse.

Certaines formulations mélangent habilement quelques plantes à des nutriments de synthèse.

Une vitamine, un minéral, des acides aminés n'existent pas isolés à l'état naturel! Soit ils sont extraits d'une plante, d'un animal, d'un micro-organisme ou de la terre (règne végétal, animal ou minéral), soit ils sont produits artificiellement. Dans ce dernier cas, ces nutriments sont dénués de l'énergie du vivant. En général, les scientifiques réagissent à cela en répondant : « mais voyons, vitamines naturelles et vitamines de synthèse, il n'y a pas de différence, ce sont les mêmes molécules »...et ce qui est irritant, c'est qu'à cela par ignorance on oublie souvent de répondre :

1/ Les molécules de synthèse et les molécules naturelles, sil elles ont plus ou moins la même forme, s'orientent en revanche en sens inverse par rapport à la lumière.

2/ Un nutriment de synthèse a besoin d'un échafaudage chimique lui permettant de tenir seul et isolé. Il en résulte que seule une partie du poids du produit correspond à la photocopie de la molécule telle que la nature l'a prévue, le reste n'étant pas assimilable.

3/ Un nutriment de synthèse n'est pas animé de l'énergie ou du moteur du vivant car il ne se présente pas au système d'assimilation de l'homme avec son support naturel d'origine.

Le système de biodisponibilité pour l'assimilation chez l'homme passe par une lecture de ce qu'il absorbe. Cette lecture décompose et déchiffre la carte d'identité de l'aliment ou du nutriment apporté : son origine, la transformation et les éventuelles agressions qu'il a subies, la dose de vitalité qu'il apporte.

Une vitamine et un sel minéral synthétiques sont à la vitamine d'un fruit ou au minéral d'un légume ce que la photo est au modèle original, ce que l'inertie est à la dynamique et ce que la mort est à la vie. Une molécule synthétique d'un minéral ou d'une vitamine n'équivaudra jamais au minéral ou à la vitamine d'un légume, d'une algue d'une plante ou d'un fruit.

LES VITAMINES

Une plante ou un fruit aura toujours l'intelligence de ne pas apporter une vitamine seule, isolée, mais entourée de son contexte et des molécules naturelles voisines qui synergisent son action.

Pour une vitamine E par exemple, veillez à ce que dans la liste des ingrédients, elle soit indiquée comme vitamine E naturelle ou comme extraite de l'huile de germe de blé ou de l'huile de soja.

Pour une fonction vitaminique A apportez ses précurseurs avec du phytocarotène ou des extraits d'algues.

Pour la vitamine C, apportez des extraits de cassis ou d'acérola non enrichis en acide ascorbique.

Pour les vitamines du groupe B, germe de blé et levures sans additifs demeurent les meilleures sources.

Pour la vitamine D, l'apport d'huile de poisson stabilisée par des anti-oxydants végétaux naturels comme l'huile de germe de blé ou l'ail, peut être recommandé.

Pour la vitamine F, la combinaison d'acides gras fournis par la bourrache, le tournesol ou quelques autres huiles végétales de première pression à froid de graines sauvages ou bio, est la plus indiquée.

LES MINERAUX ET LES OLIGO ELIMENTS

On apportera des ions oligo-éléments extraits des plantes ou d'algues qui en métabolisent naturellement le plus.

LES GRAISSES

Consommer des huiles bien vierges et de première pression à froid pour apporter leurs précieux nutriments le moins dénaturés possibles, sans conservateurs de synthèse. Pour l'apport d'acides gras oméga 3 dont l'alimentation occidentale est plus particulièrement carencée, il est recommandé de manger au moins deux fois par semaine du poisson frais et de compléter avec des capsules d'huile de ces poissons équilibré par des oméga 6 végétaux.. Les écarts de prix peuvent parfois varier. Ils correspondent le plus souvent à différents niveaux de qualité des matières premières, des graines récoltées, de traitement et de contrôle.

LES SUCRES

Les sucres à privilégier au quotidien sont les sucres lents, les sucres des fruits, la sève d'érable mais aussi les sucres de certains légumes et plantes.

Ces sucres lents (polysaccharides) jouent un rôle essentiel dans les processus de défense de l'organisme. Le foie transforme ces polysaccharides en régulateurs immunitaires.

On peut apporter toutes les vitamines et tous les minéraux que l'on veut, mais si le corps ne dispose pas suffisamment en même temps des acides aminés correctement structurés, des acides gras essentiels polyinsaturés précurseurs des fonctions hormonales et des polysaccharides aux cotés des nutriments classiques, on court à l'échec.

C'est pourquoi la théorie de la mono molécule n'est pas compatible avec les lois de la vie.

Le tout ne peut pas être apporté par un même aliment ou même un seul complément nutritionnel. C'est la variété et la qualité des aliments et des différents compléments naturels qui peut amener le bon équilibre nutritionnel général tant recherché.

Au praticien, au spécialiste de la diététique de les combiner entre eux avec vigilance selon l'alimentation de base et le terrain, en complément d'un éventuel traitement de fond, sans jamais oublier que la santé est un état de complet bien être physique, mental, spirituel et social en harmonie avec la nature et non pas un pseudo-équilibre virtuel de cybersanté artificielle!

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