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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 20:30

Ce que contient un verre de vin…

des sulfites, des pesticides et surtout de l'alcool


Le vin classique, celui que l'on boit un peu partout chez nous contient :



Des sulfites - Ce constituant indispensable à la vinification peut provoquer de graves désagréments. C'est pour cela que son emploi doit être indiqué depuis peu sur la bouteille (en tout petit). 

 

Des pesticides - Dans une étude menée en 2008 par les associations du Pesticides Action Network Europe, on a analysé 34 bouteilles de vin rouge issues de l'agriculture classique en provenance de plusieurs pays dont la France. 

Résultat : 100% des vins testés étaient contaminés par des pesticides. Chaque échantillon testé contenait en moyenne plus de 4 résidus de pesticides différents : les plus contaminés contenant jusqu’à 10 pesticides.

Les chercheurs ont comparé les niveaux de pesticides à ceux qui sont tolérés pour l’eau du robinet. Stupéfaction : dans certains vins, les quantités étaient jusqu’à 5 800 fois supérieures aux concentrations maximales admissibles autorisées par pesticide dans l’eau ! 

« Parmi ces résidus trouvés de nombreuses molécules sont des cancérigènes possibles ou probables, des toxiques du développement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neurotoxiques », concluent les experts.... 

En moyenne, on estime que le niveau de pesticides dans le vin est 1 000 fois supérieur à celui qui est autorisé pour l’eau.



Et surtout, de l'alcool - La molécule d’alcool est naturellement néfaste. L’éthanol : dans l’organisme, ces molécules sont transformées en acétaldéhyde, des molécules classées comme cancérogènes. Ce processus s’opère grâce à une enzyme que nous avons dans le foie et dans la bouche, l’alcool déshydrogénase. Transformée en acétate, l’acétaldéhyde finit par être éliminée de l’organisme sous forme d’eau et de gaz carbonique mais entre temps elle l’a traversé. De plus, elle se concentre et son niveau reste longtemps élevé chez les personnes qui ont une consommation régulière ou celles qui sont génétiquement programmées pour dégrader très lentement l’acétaldéhyde…

 

Un seul verre augmente le risque de cancer

 

Selon de récents travaux dont les résultats ont fait l’objet de recommandations par l’Institut national du cancer (INca) et le ministère de la Santé, toutes les études montrent qu’il n’y a pas de consommation d’alcool sans risque de cancer. Un verre suffit, pas deux, pas trois. Ces recommandations, basées sur un rapport international de 2007 qui synthétise plus de 7 000 enquêtes scientifiques, nous mettent en garde : boire un seul verre de vin par jour augmente le risque de cancer de 9% à 168% : 



- 9% pour le cancer du côlon, 

- 10% pour celui du sein, 

- 28% pour celui de l’œsophage, 

- 168% pour les cancers de la bouche, du pharynx et du larynx… 



Globalement, près de 11% des cancers chez l’homme et 4,5% des cancers chez la femme seraient dus à l’alcool. Selon l’INca, « les petites doses répétées sont les plus nocives ».



Et ce n’est pas le type de boisson qui compte comme on pourrait le penser mais la consommation même d’alcool. 

 

La légende du resvératrol



Vous allez  dire que tout cela vaut pour les Russes et leur vodka, les Anglais et leur bière, les Américains et leur bourbon mais pas pour la France où les études montrent qu’il y a des antioxydants dans le vin, de la quercétine, du resvératrol, dont la présence induirait des effets bénéfiques pour la santé, notamment des effets cardioprotecteurs et anti-cancer…



Parlons-en : la teneur en resvératrol  du vin varie beaucoup suivant la région de production, l’exposition aux attaques fongiques et la nature du vin. Elle dépend notamment de la durée de macération des peaux de raisin dans le jus. Ainsi les vins blancs, peu ou pas macérés, contiennent moins de resvératrol (0,13 mg/l) que les rosés et que les vins rouges dont la teneur peut monter jusqu’à 11,9 mg/l sur certains cépages (le Pinot noir par exemple).



Et surtout, ce que les études financées par les lobbies du vin ne disent jamais, c’est que le resvératrol n’a qu’une faible biodisponibilité chez l’humain. La plus grande partie se retrouve dans les urines ! Vous remarquerez si vous creusez un peu que ces études portent presque toujours sur des isolats de resvératrol testés in vitro ou sur des animaux de laboratoire mais que tous les scientifiques sérieux s’accordent à dire que ces résultats, pour l’instant, ne peuvent être étendus à l’homme qu’avec la plus grande prudence. 

 

Et puis même, s’il est vrai que le resvératrol est bénéfique, cette légende urbaine utilisée comme argument ne résiste pas à l’épreuve des faits : boire du vin, c’est avaler un puissant cocktail cancérigène d’éthanol, de sulfites, et le plus souvent de pesticides qui annihilent les vertus des quelques polyphénols présents. Mieux vaut aller directement à la source : se délecter de raisins, de mûres ou de cacahuètes qui présentent les plus hautes teneurs en resvératrol sans les inconvénients du vin.

 

 

La récupération du "French paradox"

 

La France est au top niveau pour la production d’alcool. Cette filière représente un demi-million d’emplois directs ou indirects et 16 milliards d’euros en chiffre d’affaires (2007). C’est aussi un secteur contribuant très fortement au solde du commerce extérieur : en 2007, 37% du chiffre d’affaires était réalisé à l’étranger. La France se place ainsi parmi les leaders mondiaux d’exportation de vin, de spiritueux et de bières. C’est donc un secteur à choyer.

 

 

Une « drogue sale »

 

Pour les neurobiologistes, l’alcool est une « drogue sale ». Car l’éthanol s’insinue dans des dizaines de circuits du cerveau et interfère avec de nombreux systèmes chimiques cérébraux à la différence d’autres drogues comme la cocaïne ou les opiacées qui ne s’attaquent qu’à un seul système dans le cerveau.  Le Dr William Loweinstein a très bien décrit ces processus dans son livre Ces dépendances qui nous gouvernent – Comment s’en libérer. Voyons avec lui jusqu’où cette drogue agit : « elle interfère avec de nombreux systèmes chimiques cérébraux. Pas seulement le système dopaminergique, mais aussi les systèmes sérotoninergiques (souvent impliqués dans les régulations de l'humeur et les processus dépressifs), GABAergiques, ou encore ceux du glutamate (qui jouent un rôle clé dans le contrôle de l'anxiété et des émotions). De plus, l'alcool agit directement sur les membranes de la plupart des cellules cérébrales. Cela explique, en partie, les grandes variations d'effets neuropsychiatriques de l'alcool d'un individu à l'autre, mais aussi l'étendue de ces méfaits sur les équilibres émotionnels, sentimentaux et relationnels ».

 

Addict… pour la vie !



Grâce aux scientifiques, on sait désormais mesurer l’indice addictogène des substances psychoactives. Cet indice représente le nombre de personnes devenues dépendantes par rapport à celles qui sont en contact avec cette substance. En France, l’alcool a un indice addictogène de 10 à 15%, comme le cannabis. Les Indiens d’Amérique du Nord, eux, qui ne connaissaient pas l’alcool, pouvaient être addicts à l’eau de feu des Blancs en quelques mois à 90 ou 95%.  La cocaïne est à peine plus addictogène, avec 15 à 17%. Le tabac et l’héroïne arrivent en tête avec 60% !



Ce n’est pas tout : toutes les substances ne sont pas égales entre elles face aux risques de rechute. Les scientifiques expliquent cela par la « mémoire du plaisir » (le découplage sérotonine-noradrénergie). Les addictions au cannabis ou à la cocaïne, si elles sont correctement traitées, peuvent définitivement disparaître. Ce n’est pas le cas pour l’alcool et les opiacés, pour lesquels, je le rappelle, il n’existe pas de médicament efficace : ces addictions là, une fois contractées, vous poursuivent tout au long de votre vie.

D’ailleurs, faites ce test si vous êtes un buveur régulier : arrêtez vous de boire pendant 3 jours. Si vous ressentez le manque, l'addiction vous guette.

 

Comment faire pour revenir en arrière ?


Une fois installée, la dépendance à l’alcool relève du domaine médical. La personne se sachant alcoolique mais ne pouvant l’admettre, sera tôt ou tard obligée de passer par une prise en charge médicale et psychologique.

En revanche, si l’on se sent glisser sur la pente de l’alcool, si l’on s’aperçoit qu’on « y va fort », que l’on réalise soudain qu’on ne peut s’en passer une journée sans un sentiment de mal-être, il est encore temps d’éviter de basculer irrémédiablement.

Le but du programme, dans un premier temps, est d’obtenir un réel changement d’attitude du corps par rapport à l’alcool. Dans un second temps, il faut provoquer une modification du « goût » pour les boissons alcoolisées et un détachement mental pour la recherche des excès. En bref, revenir à une consommation raisonnable,  parce que raisonnée.

 

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Published by santenaturopathie - dans toxicité
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