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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 15:07

 

Passée la quarantaine, les hommes comme les femmes un peu plus tard, sont soumis à des désordres hormonaux qui, parfois, altèrent leur humeur et, progressivement, leur santé. Chez les hommes, le risque de complications (insomnies, perte du désir, prostatisme) est aggravé, depuis peu, par la présence de nombreux xéno-oestrogènes introduits dans l’alimentation industrielle par le biais des pesticides. Pour éviter de sombrer dans l’andropause, l’adoption d’un régime alimentaire spécifique et peu contraignant vous permettra de mettre tranquillement le cap vers le bel âge, sans risquer la cale sèche.

Désormais le doute n’est plus permis : notre environnement industrialisé producteur de xéno-œstrogènes (œstrogènes extérieurs à notre corps), issus de la pollution est en grande partie responsable des affections de la prostate, des pathologies de la reproduction et de la sexualité qui touchent de plus en plus fréquemment les hommes à partir de la quarantaine. Parallèlement, des études récentes ont mis en évidence les dangers des traitements hormonaux substitutifs. Et montré la relative inefficacité des progestatifs de synthèse qui ont révélé leurs limites. Sans parler de leurs effets secondaires en particulier sur le volume de l’éjaculation et les dysfonctionnements érectiles. Et si la solution se trouvait dans la progestérone naturelle bio-compatible ? Et s’il suffisait de se tourner vers le règne végétal pour soulager, voire guérir, les symptômes de l’andropause avec leur chapelet de contrariétés physiques et de troubles tels les insomnies liées aux levées nocturnes et à l’HBP (hypertrophie bénigne de la prostate) ?

La tomate cuite : l’allié numéro un de l’andropause

Les végétaux de couleur rouge tels la tomate, la pastèque, le pamplemousse rose, la papaye ou la goyave renferment un pigment de la famille des terpènes : le lycopène. Ce caroténoïde que notre organisme est incapable de fabriquer aurait des vertus sur la prévention de certains cancers et en particulier celui de la prostate et inhiberait la croissance des cellules cancéreuses. La très sérieuse revue scientifique « J. Natl Cancer Inst » rapporte qu’après trois semaines de prise de
30 mg de lycopène (soit environ 200 ml de sauce ou de jus de tomate), on a observé chez des hommes atteints de cancer de la prostate une nette diminution de la grosseur et de la virulence de leur tumeur. Une autre étude a mis en évidence que la prise de 50 mg de lycopène élevait les niveaux d’une protéine, la connexine 43, qui inhibe la croissance des cellules cancéreuses en les forçant à se différencier et à mourir. Notons toutefois que le lycopène ne serait assimilable par l’organisme que lorsque le végétal, surtout la tomate, est cuit et accompagné d’un filet d’huile qui en optimise l’absorption.

Les graines de courge : anti-inflammatoires de la prostate

Les graines de cucurbitacées et en particulier celles de la courge donnent une huile très prisée par les phytothérapeutes pour ses propriétés anti-inflammatoires spécifiques de la prostate. Ces graines présentent en outre une forte teneur en phytostérols, qui vont entrer en compétition avec les androgènes au niveau des récepteurs empêchant ainsi leur action sur les cellules. On peut les utiliser telles quelles, concassées ou moulues. Grillées à sec – elles sont déjà assez grasses – dans une poêle, elles peuvent être incorporées dans une salade verte, avec des raisins secs et des herbes fraîches. On peut les glisser dans une pâte à pain, les parsemer sur une tarte salée, du riz.

L’avoine pour la libido

L’avoine est un stimulant général, surtout utilisé pour son impact sur la qualité de l’érection. Son action consisterait à libérer la testostérone qui, avec l’âge, aurait tendance à rester prisonnière dans les liaisons protéiques, ce qui la rend du coup moins disponible.

L’échalote réduit le risque de cancer

Parfumez et aromatisez votre cuisine sans modération avec de l’ail, de l’oignon, de l’échalote, mais aussi de la ciboulette et du poireau. En effet, selon une étude publiée en 2003, l’allicine contenue dans ces aromates aurait la capacité de diminuer le risque de cancer de la prostate. L’échalote aurait même en ce domaine précis une action protectrice supérieure à celle de l’ail…

La framboise inhibe les céllules cancéreuses

Les framboises, les fraises, les mûres, le cassis, les grenades, les noix et les noisettes contiennent un précieux acide phénolique, l’acide ellagique doté d’un fort potentiel anti-cancérogène. Mais c’est uniquement dans les framboises que l’on a pu démontrer la biodisponibilité de ce polyphénol. L’acide ellagique permet l’inhibition de la croissance des cellules cancéreuses prostatiques et provoquerait même l’apoptose (mort naturelle programmée) de ces cellules. Une étude citée dans le journal « Food chem. Toxicol » révèle que ce polyphénol diminuerait l’incidence des tumeurs en agissant sur la phase d’initialisation de la carcinogenèse.

Blé, soja, tournesol, maïs : les graines de l’hyperplasie

Les germes de blé ou de soja, les huiles végétales comestibles, telles que l’huile de graines de tournesol ou de maïs contiennent un phytostérol précieux pour l’équilibre hormonal masculin : le bêta-sitostérol. Les effets de ce stérol d’origine végétale sur l’hyperplasie bénigne de la prostate ont été évalués dans de nombreuses études.

En 1999, se basant sur quatre études cliniques en double aveugle, randomisées, contrôlées par placebo et impliquant 519 hommes avec hypertrophie bénigne de la prostate, le « British journal of urology » rapportait que le bêta-sitostérol apportait une amélioration notable des problèmes urinaires. Mieux : en 2001, the « European journal of cancer prevention » rapporte qu’une alimentation riche en bêta-sitostérols inhibe la croissance des cellules cancéreuses prostatiques.

Des huiles végétales pour les acides gras essentiels

Les acides gras insaturés jouent un rôle très important dans les mécanismes inflammatoires prostatiques. Selon plusieurs études, ils participeraient aussi à la réduction du volume prostatique qui accompagne l’hypertrophie bénigne de la prostate. Il est par conséquent indispensable d’en consommer sous forme végétale : huiles d’olive, de colza, de noix… mais aussi animale : poissons gras, type sardines, maquereau, saumon, qui constituent une excellente source d’oméga 3, précurseurs de prostaglandines anti-inflammatoires.

Des oléagineux et des légumes secs pour le zinc

On trouve du zinc dans les huîtres (80 mg pour 100 g), mais aussi dans les légumes secs (lentilles, haricots, pois secs), les oléagineux (colza, soja, tournesol, chanvre, courge à huile et lin) et les œufs. Le zinc est un super antioxydant. Ainsi une étude américaine a permis de constater que des patients atteints de HBP avec durcissement prostatique ont vu leurs symptômes diminuer de 70 % grâce à une supplémentation en zinc (150mg/ jour) pendant deux mois.

Des noix du Brésil et du thon pour le sélénium

Le sélénium joue un rôle important dans l’intégrité des spermatozoïdes et il est l’un des principaux acteurs du métabolisme de la testostérone. Plusieurs études ont mis en évidence son rôle contre le développement du cancer de la prostate dans une population supplémentée. Attention cependant : à fortes doses, cet oligo-élément devient toxique et peut provoquer des convulsions.

Associés, ces nutriments spécifiques de la prostate agiront en synergie et permettront non seulement de soulager les symptômes d’une hyperplasie prostatique, mais aussi d’espérer limiter la croissance des cellules cancéreuses de cet organe et même d’en prévenir l’apparition. À condition de privilégier une cuisine plutôt crue que cuite, avec des aliments frais. D’abandonner les viandes au profit des poissons gras sauvages et des volailles. Et d’éviter les aliments accélérateurs de vieillissement comme les céréales raffinées et enrichies en fer, le pain blanc, les brioches et autres viennoiseries ou encore le riz blanc à cuisson rapide.

  • L’ortie

Riche en quercétine, la racine d’ortie soulage les problèmes de miction liés à l’HBP et augmente le flux urinaire. Elle a un effet anti-proliférateur sur les cellules cancéreuses de la prostate avec une réduction de 30% de la croissance de ces cellules.
Ces deux plantes, associées, vont agir en synergie et amplifier les effets l’une de l’autre.

 

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Published by santenaturopathie - dans nutrition
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commentaires

Infos-medecin 12/01/2014 21:35

Merci pour ces explications sur l andropause. Nous avons écrit également un article sur le sujet et serions ravis d accueillir vos remarques.
http://www.infos-medecin.fr/articles/quels-sont-les-effets-de-l-andropause~62.html

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